L’ex-compagne de Salah Abdeslam sous enquête pour projet terroriste
Du matériel de propagande djihadiste se trouvait sur cette clé USB. Depuis ces faits, un dispositif de sécurité renforcé avait été mis en place autour du détenu, notamment dans le cadre des visites qu’il peut recevoir. Un hygiaphone avait été mis en place, soit une séparation entre Salah Abdeslam et ses proches.
Aucun des trois membres de la famille Abdeslam n’avait été mis en examen dans l’affaire de la clé USB, dès lors le terroriste du 13 novembre 2015 avait contesté ces mesures devant le tribunal administratif de Lille, qui lui donnait raison le 3 avril dernier. Toutefois, le ministère de la Justice les a maintenus, en contradiction avec le jugement rendu. Les avocats d’Abdeslam avaient dès lors introduit une nouvelle procédure.
« Lors de l’audience, qui s’est tenue le jeudi 9 avril dernier, le président du tribunal administratif a relevé qu’on attendrait du ministère de la justice qu’il respecte les décisions de justice ». Nous attendons la décision en ce début de semaine. C’est dans ce contexte que la mère et la sœur de M. ABDESLAM étaient interpellées le samedi 11 avril sur le parking du centre pénitentiaire de Vendin-Le-Vieil et placées en garde à vue pour introduction d’un objet illicite en détention », détaillent les avocats.
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« Elles sont ressorties libres de leur garde à vue ce matin et n’ont donc pas été présentées au magistrat instructeur en vue d’être mises en examen. En d’autres termes, aucun indice ou grave ou concordant laissant penser qu’elles ont commis les faits objets de l’information judiciaire en cours n’est à ce stade retenu à leur encontre », précisent-ils encore.
« Il apparaît ainsi que ces gardes à vue n’avaient en réalité d’autre objectif que de permettre à l’administration pénitentiaire de justifier le maintien du dispositif de séparation contesté en justice, comme cela a d’ailleurs été notifié ce matin à M. Abdeslam. Nous déplorons cette instrumentalisation d’une procédure pénale et de mesures privatives de liberté à des fins purement administratives », estiment maîtres Olivia Ronen, Benoit David et Martin Vettes du barreau de Paris, ainsi que maîtres Delphine Paci et Harold Sax du barreau de Bruxelles.
Salah Abdeslam purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015. Il avait aussi été reconnu coupable d’assassinats et de tentatives d’assassinat dans un contexte terroriste, ainsi que de participation aux activités d’un groupe terroriste, pour son implication dans les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016.
Il avait toutefois été renvoyé à la peine de 20 ans de prison infligée pour la fusillade survenue rue du Dries, à Forest, quelques jours avant son arrestation, qui avait précipité les attaques à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek.