« Du tout grand Bayern, aurait dit Goethals. Prendre le Real Madrid par la gorge dans son stade, il n’y en a pas beaucoup qui en sont capables. »

Vincent Kompany fête ses 40 ans ce vendredi, mais se concentre sur ses objectifs : « Il y a tellement de boulot »

Quelques jours plus tard, le Bayern en a rajouté une couche en gagnant 0-5 à Sankt-Pauli chez Alexander Blessin, l’homme qui avait tenu l’Anderlecht de Kompany deux fois en échec lors de sa période à Ostende. Les cinq buts ont permis au Bayern de battre le record de 101 buts en Bundesliga qui datait de la saison 1971-1972.

Le 40e anniversaire de Kompany doit être un des plus beaux de sa vie, vu les succès qu’il collectionne en ce moment. Surtout quand on le compare à son 20e anniversaire, quand il était blessé à l’épaule avec Anderlecht et attendait d’être transféré. Et son 30e anniversaire (blessure au mollet), il l’a aussi fêté dans le cabinet médical, cette fois de Manchester City.

Son discours d’Obama et son look branché ne font qu’augmenter sa popularité.

Les triomphes de Kompany ne doivent d’ailleurs pas faire très plaisir à Manchester City. Il était écrit dans les étoiles qu’il serait le successeur logique de Pep Guardiola le jour où ce dernier quitterait l’Etihad Stadium. Mais est-ce que cette étape serait encore si logique que cela ?

Le Bayern est en train de s’attacher très fort à leur Vinny, qui a d’ailleurs reçu une belle fête d’anniversaire du club. Le duo de patrons Hoeness – Rummenigge l’a encore confirmé : Kompany n’était que le 4e ou 5e choix du Bayern. Entre-temps, il établit record sur record. Le Bayern ne le lâchera pas si facilement que cela.

Et on ne peut pas s’imaginer qu’un club du top absolu – le Real Madrid, Barcelone, le PSG – ne songe pas à Kompany le jour où il vire son entraîneur. Vincent a la cote et tant mieux pour le football belge. Son discours d’Obama dans la discussion Vinicius – Mourinho et son style vestimentaire branché ne font d’ailleurs qu’augmenter sa popularité.

Goethals est décédé le 7 décembre 2004, quand Kompany avait déjà remporté le titre avec Anderlecht en tant que joueur. Il savait quel phénomène il était sur le terrain, il n’a jamais su qu’il écrirait l’histoire comme entraîneur.

« Il faut quand même m’expliquer comment Anderlecht a pu le foutre à la porte », aurait dit Raymond avec son accent typiquement bruxellois.

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