Dans le cadre de son décret-programme voté le 25 mars dernier, la Wallonie a adopté plusieurs changements concernant les allocations familiales (une matière régionalisée en 2014, pour rappel).

Le texte introduit un changement majeur pour les jeunes adultes en quête de la bonne orientation. Les 18 à 25 ans n’auront en effet droit aux allocations que pendant douze mois maximum, s’ils ne sont ni étudiants ni engagés dans une formation d’insertion socioprofessionnelle reconnue.

“Si un jeune rate sa première année d’études puis suit par exemple des cours de langue pendant un an, le temps de trouver sa voie, il épuise tout son pot d’allocations familiales, a commenté la Ligue des familles. Ça veut dire qu’après ses études, s’il ne trouve pas un emploi immédiatement, il n’aura plus droit aux allocations […]. À un âge où de nombreux jeunes se cherchent et hésitent sur leur orientation, cette mesure constitue un durcissement du droit.”

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“Ici, les jeunes ont certes droit à l’erreur, mais ils n’ont plus 36 cartouches à griller, abonde Jean-François Husson. On se place dans une optique de responsabilisation, cela peut se défendre. Mais attention à ne pas tout leur mettre sur les épaules ; les problèmes de réorientation scolaire et professionnelle ne sont pas tous imputables à la responsabilité de jeunes qui auraient choisi une mauvaise voie.”

Pour le spécialiste de l’UCLouvain, c’est le système d’éducation, dans sa globalité, qui reste comptable de “mauvais choix” que peuvent poser les étudiants dans leur cursus.

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