Lors de la conférence de Munich sur la Sécurité qui se tient cette semaine, le ministre américain des Affaires étrangères Marco Rubio a essayé de raccrocher les morceaux, en affirmant que les États-Unis et l’Europe étaient « faits pour être ensemble ». Malgré ce message conciliant, il a toutefois critiqué le « déclin » du Vieux Continent.
Face aux critiques de Trump et de ses partisans envers l’Europe, les Démocrates américains ont tenu à se montrer plus rassurants. Également présentes à Munich, deux figures éminentes de l’opposition américaine ont pris la parole. Si la députée Alexandra Ocasio-Cortez a établi un lien entre les inégalités de richesse croissantes et la montée des régimes autoritaires, le gouverneur de la Californie et principal candidat démocrate à la présidentielle de 2028, Gavin Newsom, s’en est pris frontalement à Donald Trump.
Il a ainsi indiqué que « Donald Trump n’est qu’un homme de passage ». « Il ne sera plus là dans trois ans », a ajouté l’un des principaux opposants au président américain qui estime que la « principale réussite » de Trump est d’avoir réussi – bien involontairement – à unifier les Européens contre lui.
Trump, « espèce invasive »
Critiquant les méthodes de l’ICE, la police anti-immigration aux États-Unis, Newsom a commenté la méthode radicale de Trump : « Il réagit tout à fait différemment à la conviction, au caractère, à la détermination. »
Newsom explique également que les États-Unis, sous Donald Trump, sont devenus la principale source d’instabilité dans le monde, avertissant au passage que « notre république est vandalisée en direct » et qualifiant son opposant républicain « d’espèce invasive » qui a pris le contrôle du Parti républicain.
Le gouverneur se montre d’ailleurs confiant par rapport aux élections de mi-mandat qui doivent se tenir dans quelques mois. Il promet ainsi une défaite cuisante pour Donald Trump.