La présentatrice du «20 Heures» sur France 2 a été interrogée par ses confrères de France Télévisions sur sa neutralité dans les sujets qu’elle aborde, notamment concernant la guerre au Moyen-Orient où se trouve une partie de sa famille.

Plus de 300 morts ont été recensés dans la capitale libanaise le 9 avril dernier. Résultat d’une opération menée par Israël la veille. Parmi les victimes se trouvaient des civils, dommages collatéraux de la guerre au Moyen-Orient. Du lundi au jeudi, chaque semaine, Léa Salamé  présente le «20 Heures» sur France 2, journal dans lequel elle rend compte du conflit meurtrier en cours. Née à Beyrouth, la journaliste franco-libanaise est personnellement touchée par cette guerre.

«La semaine dernière, il y a eu des bombes sur Beyrouth. L’opération lancée par Israël a été particulièrement violente. Il y a eu 300 morts», a-t-elle déclaré à ses confrères de France Télévisions dans une interview pour «15 minutes média». «Il y a eu des bombes pas très loin de votre père…», a révélé l’intervieweur avant que Léa Salamé ne confirme : «Voilà, j’ai mis une heure à pouvoir le joindre et ça, ça m’appartenait. C’était le matin ou vers midi quand enfin je comprends qu’il n’est pas blessé. C’est un exercice, une mécanique où je me sors du truc et je redeviens une journaliste française, comme Laurent Delahousse, et je présente le “20 Heures”». Politique, envoyé spécial de l’ONU de 2017 à 2020, Ghassan Salamé est, depuis janvier 2025, ministre de la Culture au Liban.


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L’animatrice à la tête de «Quelle époque !» sur la Deux était interrogée sur sa capacité à traiter l’information de manière neutre, même quand cette dernière la touche personnellement. «Je ne suis pas d’origine quoi que ce soit ou mariée à qui que ce soit, pour aller au bout de votre question que je devine. Je ne suis qu’une journaliste française qui a l’honneur de présenter le “20 Heures” et qui doit être le plus neutre possible. Je dirais que quand je lance un sujet sur le Liban, je fais encore plus attention à chaque mot choisi», a-t-elle souligné.

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L’occasion pour la présentatrice de détailler le rôle du journal télévisé de France Télévisions. «Je ne veux pas qu’il y ait une once d’éditorialisation sur ce sujet-là parce que c’est le “20 Heures”, ce n’est pas une chronique. Je ne suis pas éditorialiste. Je dois rassembler. C’est ça le rôle du “20 Heures”. C’est quelque chose que j’ai mis un mois à comprendre. Ce n’est pas du tout une matinale télé, ce n’est pas du tout un talk-show. C’est autre chose le “20 Heures”, c’est un espace sacré où vous êtes censés rassembler le plus grand nombre donc il est hors de question qui quiconque ressente que ce que je dis ou un clignement d’œil… Parce qu’après, vous avez des gens qui projettent, qui me disent : “Je vous ai sentie triste”. Non. Ce n’est pas à moi de le montrer», a-t-elle finalement affirmé.