Après quatorze ans dans la catégorie-reine du championnat du monde d’Endurance, le frisson de la première fois peut toujours se faire ressentir. Toyota le prouve, en arrivant à Imola avec deux évolutions majeures de son Hypercar, qui délaisse le nom de GR010 pour la TR010 Hybrid, qui reflète également le changement de nom de l’équipe, passée de Toyota Gazoo Racing à Toyota Racing.
Alors que le constructeur japonais s’apprête à vivre sa centième course en WEC (toutes les manches de l’Histoire à l’exception des deux premières de 2012, et toutes disputées avec des moteurs hybrides), le Prologue d’Imola a permis d’en savoir plus sur une nouvelle plateforme sur laquelle il faudra essayer de construire les mêmes succès que ces dernières années (Toyota a notamment remporté à cinq reprises consécutives les 24 Heures du Mans).
« C’était sympa d’être de retour, surtout avec toutes les Hypercars en piste », a indiqué Kamui Kobayashi, Team Principal et pilote de la n°7. « Ça nous aide à nous faire une idée de notre niveau de performance. Il nous reste encore du travail. La voiture se comporte bien, nous devons gagner quelques secondes au tour, mais pour l’instant, je suis satisfait. Nous allons mettre à profit ce que nous avons appris aujourd’hui et essayer de tout mettre en place pour le week-end. »
Les deux TR010 se sont en effet retrouvées en milieu de tableau lors des deux séances du Prologue, bien loin des Ferrari, qui ont trusté le sommet de la feuille des temps, en réalisant à chaque fois un triplé. Il est toutefois difficile de savoir quels étaient les programmes prévus par chaque équipe lors de ces deux longues séances d’essais (huit heures de temps de piste au total), qui plus est dans des conditions changeantes comme ce fut le cas ce mardi.
« C’était génial d’être de retour, car j’ai l’impression que ça fait une éternité depuis Bahreïn », déclarait pour sa part Sébastien Buemi, pilote de la n°8. « Bien sûr, nous avons effectué des essais privés, mais c’est agréable d’être ici avec les autres Hypercars. Les conditions étaient difficiles et nous avons désormais beaucoup de données à analyser. J’ai hâte de passer du temps avec les ingénieurs ces prochains jours pour optimiser la voiture, car je pense que nous disposons d’une bonne base. »
Toyota pourra-t-elle rejouer les premiers postes avec régularité, elle qui ne s’est imposé qu’une seule fois l’an dernier, justement lors des 8 Heures de Bahreïn, la finale du championnat ? Premiers éléments de réponse ce vendredi avec deux séances d’essais libres.
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