Plusieurs drames ont mis en évidence ce danger, notamment un accident mortel impliquant une berline Xiaomi, dont les occupants n’ont pas pu s’extraire lors d’un incendie, ou encore un Cybertruck de Tesla, qui avait causé la mort d’une étudiante de 19 ans en la piégeant à bord du véhicule accidenté. Ces événements ont convaincu les autorités chinoises que ces systèmes représentaient un risque majeur pour les occupants, surtout lorsqu’il faut porter secours aux passagers depuis l’extérieur.

XiaomiXiaomiXiaomi, dont l’une des voitures a été impliquée dans un accident mortel ayant participé à faire changer la loi, devra revoir ses poignées de portières pour continuer à être vendue en Chine. ©XiaomiDe nouvelles normes aux conséquences mondiales

Face à ces constats, le ministère chinois de l’Industrie impose désormais la présence de poignées mécaniques intérieures et extérieures, ainsi qu’une meilleure signalisation dans l’habitacle à partir de 2027. Les modèles déjà homologués bénéficieront d’un délai supplémentaire de deux ans pour se mettre en conformité.

Cette réglementation pourrait avoir un impact bien au-delà des frontières chinoises : Les constructeurs internationaux, européens notamment, devront décider s’ils adaptent uniquement leurs modèles pour la Chine ou s’ils généralisent ces changements à l’ensemble de leurs gammes. Un choix stratégique complexe, qui pourrait redessiner le design automobile mondial en replaçant la sécurité au cœur des priorités em sacrifiant une part de style ou d’aérodynamisme.