Échec des négociations entre l’Iran et les États-Unis: « Les Iraniens ne sont pas venus pour trouver un compromis et les Américains non plus »SUIVEZ EN DIRECT LES DERNIERS DEVELOPPEMENTS :

Le Royaume-Uni se prépare à de possibles pénuries alimentaires

Le gouvernement britannique craint de possibles pénuries de CO2 qui pourraient affecter l’industrie agroalimentaire et prépare des mesures d’adaptation si le détroit d’Ormuz reste bloqué d’ici l’été en raison du conflit au Moyen-Orient, selon des informations du Times jeudi.D’après le quotidien, le gouvernement a planché sur un tel scénario, parmi d’autres, lors d’une récente réunion de crise organisée pour évaluer les conséquences d’une prolongation du conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, et qui s’est depuis étendu dans la région.Dans ce scénario, l’approvisionnement en dioxyde de carbone (CO2), sous-produit notamment de la fabrication d’engrais à partir de gaz naturel, pourrait baisser de 18%, avec des conséquences sur de nombreux secteurs, dont l’agriculture et l’agroalimentaire.Ce gaz est utilisé dans l’abattage des porcs et des volailles ainsi que pour accroître la conservation des aliments emballés.Les brasseries, qui l’utilisent pour la fabrication de la bière, pourraient aussi être concernées. »Je ne veux pas commenter une fuite, mais maintenant l’information est là, et j’espère que les gens sont rassurés sur le fait que nous travaillons » sur le sujet, a réagi sur Sky News Peter Kyle, ministre chargé des entreprises et du commerce, interrogé sur l’article du Times.Mais le ministre a aussi tenté de relativiser le sujet, estimant que la question de l’approvisionnement en CO2 « ne représente pas une source d’inquiétude pour notre économie pour le moment ».

Le président libanais remercie les Etats-Unis pour leurs « efforts en vue d’un cessez-le-feu » avec Israël

Un cessez-le-feu au Liban est « aussi important » qu’en Iran dit le président du parlement iranien

Le président du parlement iranien, figure montante de la République islamique, a estimé jeudi qu’un « cessez-le-feu au Liban (était) aussi important » qu’en Iran, dans un message publié sur la messagerie Telegram.

« Je suis de près la situation au Liban et l’instauration d’un cessez-le-feu dans ce pays, une question primordiale à nos yeux », a précisé Mohammad Bagher Ghalibaf, rendant compte d’un entretien avec son homologue libanais, Nabih Berri.

« Nous nous efforçons de contraindre nos ennemis à instaurer un cessez-le-feu permanent dans toutes les zones de conflit, conformément à l’accord » de trêve convenu le 8 avril avec les Etats-Unis, a-t-il ajouté

Le Premier ministre pakistanais est arrivé à Doha

Le Premier ministre du Pakistan, principal pays médiateur entre l’Iran et les Etats-Unis, est arrivé jeudi au Qatar, deuxième étape d’une tournée dans le cadre des efforts diplomatiques pour une reprise des négociations irano-américaines visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Shehbaz Sharif, qui était la veille en Arabie saoudite, a été accueilli à Doha dans la matinée, selon son équipe.

Il doit s’entretenir avec l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et discuter des « efforts actuels du Pakistan pour parvenir à la paix ».

La première session de discussions entre Washington et Téhéran à Islamabad s’était conclue sans accord ce week-end.

Le président libanais souligne l’importance d’un cessez-le-feu avant des négociations directes avec Israël

Le président libanais, Joseph Aoun, a souligné jeudi l’importance d’un cessez-le-feu avec Israël avant des négociations directes avec le pays ennemi, dont il n’a pas confirmé la tenue, après que Donald Trump a annoncé un entretien dans la journée des « dirigeants » des deux pays.

« Le cessez-le-feu réclamé par le Liban avec Israël est l’entrée en matière naturelle de négociations directes entre les deux pays « , a affirmé M. Aoun dans un communiqué.

Le président américain a annoncé mercredi tard que les « dirigeants » d’Israël et du Liban allaient avoir un entretien dans la journée, ce qui serait une première, et une ministre israélienne a déclaré jeudi que M. Netanyahu « allait parler » avec M. Aoun.

Liban: un média d’Etat fait état de la destruction d’un pont stratégique dans une frappe israélienne

L’agence de presse officielle libanaise a indiqué qu’Israël avait mené jeudi deux frappes dans le sud du Liban sur un pont stratégique qui a été détruit.

« L’aviation ennemie a mené deux frappes consécutives sur le pont Qasmiyeh, dernier pont entre la région de Tyr et celle de Saïda, le détruisant entièrement », a rapporté l’ANI.

L’armée israélienne avait appelé une nouvelle fois jeudi les civils à évacuer toute la zone du sud du Liban jusqu’au fleuve Zahrani, à une quarantaine de km au nord de la frontière.

Netanyahu « va parler » avec le président Aoun, selon une ministre israélienne

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « va parler » avec le président libanais Joseph Aoun, a déclaré jeudi la ministre israélienne de l’Innovation, Gila Gamliel, à l’antenne de la radio militaire israélienne.

« Le Premier ministre va parler pour la première fois avec le président du Liban après de si nombreuses années de rupture totale du dialogue entre les deux pays, et l’on peut espérer que cette démarche conduira finalement à la prospérité et à l’épanouissement du Liban en tant qu’Etat », a déclaré Mme Gamliel sans préciser exactement quand et comment les deux hommes allaient s’entretenir

.Le président américain Donald Trump avait annoncé plus tôt que les « dirigeants » d’Israël et du Liban allaient se parler jeudi, ce qui constituerait une première. « Nous ne sommes pas au courant d’un contact prévu avec la partie israélienne et nous n’en avons pas été informés par les canaux officiels », a déclaré une source officielle libanaise à l’AFP.

La guerre au Moyen-Orient ne devrait pas perturber les approvisionnements « à court terme » du géant des puces TSMC

Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a déclaré jeudi ne pas s’attendre, à court terme, à un impact de la guerre au Moyen-Orient sur son approvisionnement en matières premières nécessaires à la fabrication de puces, telles que l’hélium et l’hydrogène.

« Nous nous approvisionnons auprès de multiples fournisseurs dans différentes régions et nous disposons de stocks de sécurité », a déclaré Wendell Huang, directeur financier de TSMC, lors d’une conférence téléphonique sur les résultats financiers du groupe.

« Nous n’anticipons aucune répercussion à court terme sur nos activités », a-t-il affirmé.

Le Liban « n’est pas au courant » d’un prochain contact avec Israël

Le Liban « n’est pas au courant » d’un prochain contact avec Israël, a affirmé une source officielle à l’AFP, après que le président américain Donald Trump a annoncé que les dirigeants des deux pays en état de guerre vont se parler jeudi.

« Nous ne sommes pas au courant d’un contact prévu avec la partie israélienne et nous n’en avons pas été informés par les canaux officiels », a déclaré cette source à l’AFP.

« On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain », a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. Or des dirigeants libanais et israéliens n’ont pas eu de contact il y a 34 ans.

Le Premier ministre israélien Netanyahu ordonne d’étendre la « zone de sécurité » au Liban

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée de son pays d’étendre la « zone de sécurité » qu’Israël entend imposer dans le sud du Liban, a annoncé son bureau dans la nuit de mercredi à jeudi.

Cette zone de sécurité sera également étendue vers l’est et le mont Hermon, situé à la frontière syrienne, a ajouté M. Netanyahu. Le but annoncé est de mieux soutenir les communautés druzes, qu’Israël considère comme des alliés. Les Druzes sont une minorité arabophone répartie entre la Syrie, le nord d’Israël, le Liban et le plateau du Golan occupé par Israël.

La semaine dernière, le Premier ministre avait promis à ses concitoyens de « rétablir la sécurité pour les habitants du nord » d’Israël.

Les autorités israéliennes et libanaises sont en train de s’accorder sur des pourparlers à propos d’un potentiel cessez-le-feu au Liban. Ces négociations directes – les premières depuis des décennies – se sont tenues à Washington mardi entre l’ambassadrice libanaise aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et son homologue israélien Michel Issa. Une rencontre entre « des dirigeants » des deux bords est prévue jeudi, a ensuite confirmé Donald Trump. Le Liban a néanmoins affirmé dans la foulée « ne pas être au courant » d’un prochain contact avec Israël.

Alors qu’une trêve de deux semaines a été décrétée entre les administrations israélo-américaines d’une part et Téhéran d’autre part, le gouvernement israélien avait rapidement souligné que ce cessez-le-feu ne concernait pas le Liban.

Le mouvement chiite a ouvert un front contre Israël le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février, au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Israël a riposté par des frappes aériennes meurtrières de grande ampleur à travers le Liban et une offensive terrestre dans le sud.

Les affrontements entre les deux camps se sont poursuivis mercredi.

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« Double blocus »

Sur le terrain, l’Iran verrouille toujours le détroit d’Ormuz et Washington impose depuis lundi un blocus en provenance ou à destination des ports iraniens.

L’armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché neuf navires de quitter les ports iraniens. « Les forces américaines ont complètement mis à l’arrêt le commerce maritime » de l’Iran, a assuré le chef des forces américaines dans la région, Brad Cooper, soulignant qu’environ « 90% » de l’économie iranienne en dépendaient.

Si les Etats-Unis « créent de l’insécurité pour les navires commerciaux de l’Iran et les pétroliers », cela constituera « le prélude » à une violation du cessez-le-feu, a rétorqué le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes.

« Mentalement à bout » : comment Trump, un « homme de coups » habitué aux victoires rapides, s’est perdu dans ses contradictions sur l’Iran

L’Iran ne permettra « aucune exportation ou importation dans le Golfe persique, en mer d’Oman ou en mer Rouge », a-t-il ajouté, sans préciser la forme que prendrait le blocage en mer Rouge.

A quelques semaines d’un voyage crucial à Pékin, Donald Trump estime en tout cas avoir convaincu les autorités chinoises de la pertinence de sa stratégie.

Signe d’une inquiétude qui perdure, les ministres des Finances de onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon et l’Australie, ont appelé « à une résolution négociée » du conflit, évoquant les menaces « sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d’approvisionnement, ainsi que la stabilité économique et financière ».