En 2010, cette attachée de presse belge, Karine Viseur, à l’époque âgée de 38 ans, avait passé une journée aux côtés de Patrick Bruel dans le cadre de son travail pour la promotion du film « Comme les cinq doigts de la main », selon son récit livré à la radio française RTL fin mars.

Elle a décrit une première scène dans une salle de maquillage, où il l’aurait « coincée » et lui aurait fait subir « une déferlante de caresses », « poitrine contre poitrine ».

Il l’aurait ensuite contrainte à entrer, puis enfermée, dans des toilettes au siège de la RTBF. « Il essaye de m’embrasser de force. Il se frotte à moi. Il me caresse, il passe sous ma robe », a-t-elle raconté.

« Personne n’a osé parler » en raison du statut de star de Patrick Bruel, a expliqué Mme Viseur, racontant avoir retrouvé le courage de porter plainte le mois dernier quand d’autres femmes ont accusé à leur tour la vedette.

Le parquet de Paris ouvre une enquête sur Patrick Bruel suite à une plainte pour tentative de viol et agression sexuelle

Sollicité par l’AFP le parquet de Bruxelles n’a pas voulu s’exprimer sur le chef d’infraction retenu pour l’enquête, ni sur une éventuelle prescription des faits.

En France, Patrick Bruel, qui aura 67 ans le mois prochain, est la cible d’investigations sur deux plaintes.

L’une est instruite à Saint-Malo (ouest) lui reprochant un viol en octobre 2012 en marge d’un festival de cinéma. L’autre a été déposée en mars à Paris pour tentative de viol et agression sexuelle. Ces derniers faits dénoncés par une responsable de la promotion des films français à l’étranger remonteraient à 1997 au Mexique.

Le 18 mars, Patrick Bruel avait assuré à l’AFP, par la voix de son avocat Christophe Ingrain, n’avoir « jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel ». Le chanteur « affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel », selon son conseil.