Mais Viktor Orban a décidé de manquer ce sommet « afin de préparer la transition gouvernementale », a indiqué jeudi son ministre des Affaires européennes, Janos Boka, sur Facebook.
« J’admets avoir été surprise par la réaction russe à la défaite de Victor Orban »
Les participations du Premier ministre hongrois à ces réunions de dirigeants européens ont été marquées par de nombreux coups d’éclats : du « salut, dictateur! » que lui avait lancé Jean-Claude Juncker, alors président de la Commission européenne, à la comédie diplomatique, désormais célèbre, lors de laquelle Viktor Orban s’était excusé de la table le temps que ses homologues valident l’ouverture de pourparlers avec l’Ukraine sur son adhésion à l’UE – il y était opposé et l’unanimité des présents était requise.
Les relations du Premier ministre hongrois avec les autres dirigeants européens se sont particulièrement crispées au cours des derniers mois, en raison notamment de son refus de débloquer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine en guerre contre la Russie.
La défaite de Viktor Orban démontre que rien n’est irréversible
Lors du dernier sommet européen, en mars, le chancelier allemand Friedrich Merz avait ainsi fustigé la « déloyauté » de Viktor Orban. Il s’est réjoui lundi de la possibilité « d’aboutir encore plus facilement à des décisions communes au sein du Conseil européen » avec le prochain dirigeant hongrois, Peter Magyar.