Moins nombreux, les Frères ne pouvaient plus assumer seuls ce vaste ensemble immobilier doté, outre d’importants bâtiments, d’un parc de 2,4 hectares. Pour autant, il n’était pas question de céder le site à la seule logique du marché. Leur volonté était claire : garantir un avenir porteur de sens au couvent.
Après l’examen de nombreux projets, les franciscains le cèdent à deux acteurs jugés en adéquation avec leur souci des plus fragiles. Les Foyers de L’Arche Bruxelles, d’une part, y installeront leurs cinq foyers actuellement situés à Etterbeek et qui accueillent des adultes porteurs de handicap. JCX Immo, d’autre part, y développera une vingtaine de logements pour personnes âgées, assortis d’un espace de soins. Ce groupe s’est déjà illustré avec le projet intergénérationnel Bella Vista à Waterloo.
Les deux partenaires travailleront de concert à la rénovation des bâtiments, dans le respect de l’architecture Art nouveau dessinée par l’architecte Camille Damman entre les deux guerres. Aucun nouveau bâti ne verra le jour dans le parc, qui sera divisé en deux parcelles correspondant aux futurs usages.
Vers Saint-Gilles
De leur côté, les franciscains traverseront la ville pour prendre en charge la paroisse de Saint‑Gilles. Les sœurs Clarisses, qui logeaient sur le site de Woluwe, ont quant à elles quitté le couvent ce mois d’avril pour rejoindre une maison de repos chrétienne à Uccle. Enfin, la Maison Notre‑Dame du Chant d’Oiseau (centre de séminaires et de séjour pour groupes présent sur le site), fermera ses portes en 2027.
Au moment de tourner cette page, le frère Frédéric‑Marie Le Méhauté, ministre provincial des franciscains de France et de Belgique francophone, salue dans un communiqué « tout ce qui fut vécu au Chant d’Oiseau » et remercie celles et ceux qui ont contribué à une transmission qu’il souhaite « apaisée et fraternelle ».