Pour mener à bien ce projet, Lars Dittrich a sélectionné deux souches aux propriétés différentes : l’une permet la croissance d’un matériau mousseux et modelable pour la semelle, tandis que l’autre produit une feuille de cuir plus élastique pour la tige.
L’innovation va au-delà du mycélium en tant que matériau de surface ou substitut du cuir et se concentre sur son utilisation en tant que composant structurel. « Il s’agit d’un objet conceptuel destiné à créer un cadre pour ce qui est actuellement possible avec le matériau », a présenté Lars Dittrich.
En intégrant l’héritage artisanal de l’opéra à cette biotechnologie de pointe et reliant l’expérience pratique au laboratoire, Marie De Ryck estime avoir fait « un grand pas en avant pour faire de la chaussure biofabriquée une réalité fonctionnelle ».
Le prototype sera exposé à Dropcity, centre d’architecture et de design situé dans la gare centrale de Milan. L’objectif est de rendre la science derrière la chaussure tangible pour le public.