La fraude se porte bien, merci pour elle. L’an dernier, la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) a détecté 508,8 millions d’euros de fraude, soit une hausse de 13 % par rapport à 2024, indique-t-elle ce mercredi. Versant chaque année près de 100 milliards d’aides à 13,5 millions d’allocataires, la Cnaf a réalisé 29,2 millions de contrôles. Avec des « avancées » qui ont permis leur amélioration.
La Caisse nationale d’allocations familiales évoque la mise en place des déclarations de ressources préremplies pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité, grâce aux informations automatiquement transmises par les employeurs et par des organismes partenaires. Mais aussi la mise en œuvre d’un algorithme qui aide à cibler les allocataires à contrôler, un outil qui avait été dénoncé par les associations de lutte contre la pauvreté.
1,27 milliard d’euros versés à tort
« En sécurisant à la source les données, la modernisation des déclarations réduit le risque et permet le déploiement d’une politique de contrôle plus ciblée et donc efficace », souligne Nicolas Grivel, directeur général de la Cnaf.
Au total, en 2025, les contrôles ont permis de régulariser 1,68 milliard d’euros. Sur cette somme, figurent 1,27 milliard d’euros versés à tort aux allocataires, à la suite d’erreurs volontaires ou non de leur part. Le reste (408,9 millions d’euros) correspond à des sommes remboursées aux allocataires.