Cette première scène permet de planter le décor. Mais c’est bien la deuxième qui fait l’objet des poursuites judiciaires. Les deux hommes se sont retrouvés sur la Place Patenier, qui était visiblement leur point de chute final. L’un avait rendez-vous chez le médecin, l’autre chez un ingénieur agronome du coin.
« Il m’a poursuivi depuis le contrôle technique ! J’ai quand même eu une commotion cérébrale, la mâchoire déplacée et une dent cassée », explique le militaire, qui a subi 30 jours d’incapacité à la suite des coups reçus. Précisons que sur le parking, c’est lui qui est allé à la rencontre de l’autre. « C’était fuir ou agir. Et comme j’avais déjà tenté de fuir… », explique-t-il.
L’agriculteur n’a quant à lui pas été faire constater ses blessures. Mais il a notamment reçu un coup de poing au visage porté à l’aide d’une clé. Il affirme avoir été sorti de son véhicule par son opposant. « Je n’ai pas frappé ! Mais je me suis défendu quand j’étais au sol. »
Chacun des prévenus plaide la légitime défense. « La scène a été filmée par les caméras de surveillance et l’attitude des protagonistes ne relève pas de la légitime défense. Personne n’a rien fait pour éviter la confrontation. Quand on veut porter des coups, il faut assumer », a requis le parquet de Namur qui demande des peines de travail.
Sans se prononcer sur le fond du dossier, le président a parfaitement résumé cette scène du 13 août 2024 : « c’est pathétique ». Jugement le 21 mai.