Pas de cliquet inversé

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, avait menacé de bloquer de futures négociations budgétaires si des mesures d’aides concrètes n’émergeaient pas du kern du 17 avril. Au sein de l’Arizona, les partenaires s’accordent toutefois à dire qu’il est financièrement difficile d’amener autre chose que ce qui a déjà été promis.

Les Engagés se font discret en amont du kern

La BNB a estimé que les recettes fiscales obtenues par l’État depuis la hausse des prix consécutive du blocage du détroit d’Ormuz seraient de 40 millions d’euros. Des sources fédérales parlent de 76 millions d’euros. Dans un cas comme dans l’autre, les « cadeaux » redistribués seraient très limités. Rue de la Loi, on évoque une aide allant de 5 à 15 euros par ménage…

Dans le même temps, on rappelle que la marge de manœuvre du gouvernement est très limitée car lui-même est impacté par la hausse des prix, notamment via les indexations du personnel et les surcoûts structurels engendrés.

Le conseil des ministres ne devrait pas se prolonger au-delà de la matinée car le Premier ministre est attendu en début d’après-midi pour une réunion en visioconférence avec d’autres chefs d’États européens pour aborder la question d’une intervention au niveau du détroit d’Ormuz.

Hausse des accises reportée

Au parlement, d’autres pistes sont évoquées. Oskar Seuntjens, chef de groupe Vooruit, a ainsi appelé à taxer les surprofits des entreprises énergétiques, comme le réclamait le président du PS, Paul Magnette, dans la DH. Le sujet sera abordé au niveau européen lors d’une réunion informelle des 27 dirigeants de l’UE, prévue le 23 et 24 avril, à Chypre.

Plusieurs partis de la majorité sont également convaincus que la baisse des prix s’opérera par le redéploiement du nucléaire. C’est la raison pour laquelle Les Engagés se sont inquiétés de premières actions irréversibles de démantèlement du réacteur nucléaire Tihange 1.

En faisant du surplace, le gouvernement De Wever va peut-être réussir à ne pas devoir aider les Belges avec des mesures sur l’énergie

Dans le même temps, le parlement a voté pour renvoyer la loi-programme devant le Conseil d’État. Cette demande de l’opposition a eu pour effet de retarder la mise en application d’une loi prévoyant une hausse des accises sur le gaz. Mais même sans l’action de l’opposition, la majorité aurait décidé retarder cette hausse en amendant elle-même son texte.

Parallèlement, le prix des carburants doit baisser vendredi.

La solution qui émanera du kern sera la synthèse de ces différents éléments.