4 loyers impayés
Pour le quadragénaire, cette décision met fin à plusieurs mois de grande précarité. « C’est très lourd mentalement. On se retrouve sans rien, du jour au lendemain », confie-t-il. Privé de revenus depuis décembre, il explique avoir accumulé quatre mois de retard de loyer. « J’ai quatre mois d’arriérés. C’est une situation difficile à tenir », ajoute-t-il.
Frédéric Peters conteste également certains reproches formulés à son encontre. « On me reproche des choses qui n’ont pas de sens, comme un ticket de lotto acheté ou l’achat de chaussures dont j’ai besoin pour des raisons médicales », explique-t-il, évoquant un problème au niveau du col du fémur. Il revient aussi sur la fin de son emploi : « Je veux rétablir la vérité sur mon départ. Les conditions de travail étaient devenues compliquées, avec des tensions et des insultes ».
Au-delà de son cas personnel, il critique le fonctionnement du dispositif des articles 60. « Il y a un manque de contrôle et peu de perspectives réelles derrière ces emplois, les sociétés profitent juste de main d’œuvre à faible coût », estime-t-il.
Un second volet et un appel ?
Le dossier ne s’arrête pas là. Un second volet doit encore être examiné en septembre par le tribunal du travail. Il porte sur la fin du contrat « article 60 » de Frédéric Peters, qui conteste la version du CPAS. « Je n’ai pas démissionné », affirme-t-il, estimant que le changement de fonction qui lui a été imposé équivaut à une rupture à charge de l’employeur.
Du côté du CPAS, la réaction reste prudente. Sa présidente, Caroline Allard, indique « prendre acte de la décision du tribunal » et rappelle que « des règles doivent être respectées ». Elle précise qu’une réunion de l’organe délibérant aura lieu prochainement pour décider d’un éventuel appel.