Vapotage : quels sont vraiment les risques pour la santé ? « Les pneumologues crient au secours, on ne peut plus dire que c’est un bon plan »Un cadre réglementaire jugé insuffisant
Ces nouvelles mesures viennent renforcer une réglementation déjà stricte. Les Pays-Bas ont notamment interdit les arômes autres que le tabac, ainsi que la vente de cigarettes électroniques et de produits du tabac dans les supermarchés et les établissements Horeca. Malgré cela, les autorités estiment que le dispositif actuel ne suffit plus à contenir l’essor du commerce illégal.
L’étude met en évidence un marché parallèle structuré et de grande ampleur. Près de neuf utilisateurs sur dix consommeraient des produits illégaux, tandis que 31 % utiliseraient des cigarettes électroniques dépassant largement les limites autorisées, avec plus de 25 000 bouffées. L’analyse de 122 publications sur les réseaux sociaux révèle également que Snapchat est devenu le principal canal de vente illégale en ligne, concentrant près de 90 % des transactions observées.
Du bénéfice à tout prix ? Trois commerces sur quatre vendent également de l’alcool à des jeunesUne situation qui inquiète en Belgique
Ces constats résonnent particulièrement en Belgique, où une part importante des achats de cigarettes électroniques échapperait déjà au cadre réglementé. Le groupe British American Tobacco (BAT) alerte sur les risques d’un scénario similaire.
« Ce que nous observons actuellement aux Pays-Bas est la conséquence directe d’une politique qui mise fortement sur une réduction de l’offre légale, notamment à travers l’interdiction des arômes et le durcissement des réglementations en matière de vente. Cela entraîne directement une forte croissance du marché illégal, un contre réduit de la qualité des produits et une accessibilité facilitée pour les jeunes », explique Christophe Michelet, Country Manager de BAT Benelux.
La Belgique compterait environ 580 000 utilisateurs adultes de cigarettes électroniques, pour un marché estimé à plus de 300 millions d’euros, dont une part significative se situerait en dehors des circuits officiels.
« Le modèle néerlandais montre clairement ses limites », poursuit Christophe Michelet. « Supprimer l’offre légale ne fait pas disparaître la demande. Elle la déplace simplement vers un marché parallèle, totalement hors de contrôle. Cet exemple peut nous permettre de ne pas reproduire la même erreur en Belgique. »
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