Conséquence directe : une chute du cours du Brent en mer du Nord et du GNL (-5 %). Encore à 95$ aux alentours de 14h40 vendredi, le brent est passé à 87,71 $ à 15h10. Soit une chute de près de 8 % en une petite demi-heure. « C’est une très bonne nouvelle pour les automobilistes », réagissait, à chaud, Vincent Orts, porte-parole de la fédération belge des négociants en combustibles et carburants (Brafco).
Car une baisse des produits pétroliers sur les marchés, s’accompagne souvent d’une diminution des prix à la pompe. Ce qui devrait soulager les nombreux automobilistes impactés.
Quand ? Certainement pas avant mardi, la baisse du diesel ce samedi ayant été actée avant la réouverture du détroit d’Ormuz. « Les prix fixés ce vendredi et qui prennent cours ce samedi seront valables jusqu’à lundi », indique Vincent Orts, tout en restant prudent sur la suite. « Il faudra voir à quel niveau se situeront les cours du pétrole sur le marché lundi (NDLR : les bourses sont fermées le week-end) mais s’ils sont au même niveau ou encore plus bas, les prix des carburants devraient baisser la semaine prochaine. Certainement mardi pour le mazout de chauffage. »
Pour le diesel (2,183 € ce samedi contre 1,758 le 28 février) et l’essence (1,864 € contre 1,634) en station-service, cela pourrait être un brin plus tardif. « Il faut que des seuils du contrat-programme (NDLR : auquel le mazout de chauffage n’est pas soumis) soient franchis mais si la tendance reste la même ce week-end, les baisses à la pompe pourraient déjà être perçues mardi ou mercredi. »
Pour autant, la Brafco entend ne pas trop s’enthousiasmer. « C’est une bonne nouvelle pour les automobilistes mais le marché n’a jamais été aussi volatil que ces dernières semaines. »
Comprenez : les états d’âme de Donald Trump pourraient très bien faire repartir les cours à la hausse la semaine prochaine. Et la prudence est d’autant plus de mise que la réouverture du détroit d’Ormuz n’est actée que jusqu’à la fin du cessez-le-feu. En cas d’échec des pourparlers et d’une reprise des hostilités, le détroit d’Ormuz pourrait à nouveau être fermé. Avec une nouvelle hausse des prix à la clef.