L’expert met en garde contre une illusion de sécurité. « C’est comme quelqu’un qui traverse le désert avec encore de l’eau, mais de moins en moins. Il pense atteindre une oasis bientôt. Si elle est plus loin que prévu, la situation peut devenir dramatique. »
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Du côté des contrats, la situation s’est stabilisée en avril. « On n’a vu aucun fournisseur modifier ses tarifs en cours de mois. C’est un signe qu’ils ont retrouvé un certain équilibre », observe Maxime Sonkes, CEO de comparateur-énergie.be.
Après des hausses marquées — environ + 12 % pour l’électricité et + 31 % pour le gaz —, les prix évoluent désormais dans une fourchette plus étroite. « On a le sentiment que le cap de la crise est passé, même si on reste sur des niveaux élevés. Le marché oscille légèrement, mais reste globalement stable. »
Pour les mois à venir, il anticipe peu de changements. « Je m’attends à un copier-coller des tarifs actuels pour mai et juin, avec quelques ajustements à la marge. »
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Pour les consommateurs, la question clé reste le choix du contrat. Et les avis invitent à la prudence. « Si votre contrat arrive à échéance, vous n’avez pas le choix, il faut renouveler. Deux options existent : soit un fixe, plus cher aujourd’hui mais sécurisant, soit un variable en espérant une baisse », résume Maxime Sonkes.
Mais cette baisse reste incertaine. « Je pense que le conflit va durer et que les prix ne diminueront pas significativement d’ici l’hiver. On est probablement dans une nouvelle phase haussière qui peut durer plusieurs mois, voire plus longtemps. »
Même constat du côté de Damien Ernst. « Même si la situation se résout demain, il faudra des mois pour relancer la production et stabiliser les marchés », avance-t-il.