Discret, humble et fidèle à sa réputation d’homme simple,
Jean-Jacques Goldman cultive depuis des décennies un rapport
très particulier à la notoriété et à l’argent. S’il a composé
quelques-uns des plus grands succès de la chanson française et
contribué à booster la carrière de
Céline Dion, celui que le public considère encore comme
« la personnalité préférée des Français » n’a jamais cherché
à afficher sa réussite.
Sa richesse, il la garde à l’abri des regards, préférant le
calme des maisons de famille aux luxes tapageurs des stars. Au cœur
de la Bourgogne, la famille Goldman possède une
grande demeure chargée d’histoire et de souvenirs. Ce refuge,
devenu un véritable lieu de retrouvailles, appartient à Caroline
Goldman, la sœur aînée de Michael et fille de Jean-Jacques. Là-bas,
chaque été, la famille se rassemble. « C’est le pilier familial.
L’été, sa maison de Bourgogne ne désemplit pas. Il faut presque
réserver », confiait sa fille.
Une maison de famille en Bourgogne, symbole d’unité
Loin des studios d’enregistrement et des plateaux télé,
l’interprète de Je te donne aime s’y ressourcer. On y
partage des repas conviviaux, on écoute de la musique, on cultive
le goût des choses simples. C’est dans cet environnement champêtre,
entouré de ses enfants et petits-enfants, que Jean-Jacques Goldman
goûte à une tranquillité bien méritée.
S’il revient régulièrement dans cette maison familiale, Jean-Jacques Goldman mène
aujourd’hui une vie plus nomade. Comme le rapportait Le
Point, il partage son temps entre Marseille et Londres. Dans
la cité phocéenne, il possède une maison où il aime retrouver le
soleil et la mer, loin du tumulte parisien. À Londres, il rejoint
souvent ses trois plus jeunes filles, Maya, Kimi et Rose, nées de
son union avec Nathalie Thu Huong-Lagier, professeure de
mathématiques de trente ans sa cadette.
Un hôtel particulier discret dans le 6e
arrondissement appartenant à Jean-Jacques Goldman
Les jeunes femmes y terminent leurs études, tandis que leur père
veille sur elles dans la plus grande discrétion. Avant cette
nouvelle vie partagée entre la France et l’Angleterre, Jean-Jacques
Goldman vivait à Montrouge, en banlieue
parisienne, avec son ex-épouse Catherine Morlet et leurs trois
premiers enfants. Sa fille Caroline se souvenait de cette époque
comme d’une « petite vie banlieusarde », simple et sans
faste, loin du show-business.
Et pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent,
Jean-Jacques Goldman conserve bien un pied à
Paris. Il est propriétaire d’un splendide hôtel
particulier situé dans le 6e arrondissement, l’hôtel de Luzy,
construit à la fin du XVIIe siècle. C’est, selon Le Point, « son
seul signe extérieur de richesse ». Mais là encore, fidèle à
lui-même, l’artiste n’y a jamais posé ses valises. Cet hôtel de
charme, symbole de son immense réussite, reste inhabité. Un bien
qu’il garde comme un héritage patrimonial, sans
jamais s’y montrer. Un paradoxe à l’image de Jean-Jacques Goldman :
une star aux valeurs simples, dont la seule véritable richesse
reste, sans doute, celle du cœur et de la musique.