« Ici Théo Francken. J’ai cru à une blague ! »

Le premier citoyen arlonais a raconté la manière dont il avait été averti des intentions du ministre de la Défense. « On est le 20 mars. Il est 21 h 30 et je suis en voiture avec mon épouse. Mon téléphone sonne. C’est une personne qui se présente comme étant Théo Franken. J’essaie de reconnaître la voix de celui qui me ferait une blague, Et puis il me passe quelqu’un de son cabinet et je comprends que c’est sérieux ».

Sur le fond, peu d’informations à ce jour. « On sait que la fermeture du centre pour demandeurs d’asile serait prévue pour fin 2027 selon la Croix-Rouge et la directrice du centre. Mais à l’heure actuelle aucune discussion n’a encore eu lieu avec la Défense. C’est quasiment le seul document officiel reçu. Notre priorité est double: garantir une solution d’accueil digne pour les résidents concernés. Et anticiper l’accompagnement des 76 collaborateurs impactés par cette fermeture. »

Sur le site officiel de la Défense, Arlon n’est pas repris. « On parle de Bertrix, de Marche. Arlon est repris dans le bataillon belgo-luxembourgeois. On va déjà accueillir quelques militaires de plus. Mais on ne parle pas d’autres éléments », poursuit le bourgmestre.

Ce dernier a de nouveau interpellé le cabinet Francken qui répond. « Le centre d’asile pourrait fermer au plus tôt fin 2027. La faisabilité de fermeture sera analysée en permanence et des sites d’accueil alternatifs seront étudiés si nécessaire. »

Quant à la pression immobilière liée à l’arrivée progressive de militaires supplémentaires à l’horizon 2035, le plan Quartier prévoit une croissance des effectifs militaires progressive sur Arlon. « Le quartier militaire d’Arlon a connu par le passé une population plus importante et comparable à ce qu’elle sera dans le futur, indique le bourgmestre citant le cabinet du ministre Franken. L’accroissement de personnel dans un quartier militaire, même s’il représente une pression accrue sur le marché du logement, est une opportunité pour l’emploi et un retour économique au niveau local. »

Des militaires en formation seront logés à l’intérieur de la caserne dans des bâtiments réaffectés ou construits. « Pour ceux qui viennent en famille, on pourrait imaginer qu’ils soient affectés dans une partie du quartier Fédasil. L’OCASC prévoit des millions d’investissement dans le quartier pour loger dans des conditions dignes ces familles. On souhaite qu’elle améliore les logements qu’elle voulait vendre à la Ville avant de faire marche arrière », indique encore Vincent Magnus.

Quant à la cellule de sécurité communale, « elle va être convoquée et elle verra si la sécurité autour et alentours de la caserne est suffisante, et comment l’améliorer. Nous devons communiquer en toute transparence avec la population. »