Le 25 mai 2024, en plein cœur des festivités du Doudou, une patrouille de la zone de police de Mons-Quévy repère un véhicule stationné en double file rue Léopold II. À bord, deux jeunes occupés à manger un hamburger.
Lorsque l’un des policiers demande au conducteur de baisser sa vitre, la situation dégénère rapidement. « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tu viens encore me casser les c… », lance ce dernier, selon le dossier.
Face à cette réaction, les agents ordonnent au conducteur de sortir du véhicule. D’après le parquet, son attitude est clairement hostile, laissant craindre une altercation. « Un policier l’attrape par le bras et le prévenu se débat. Les policiers ont fait usage de spray lacrymogène pour le calmer », a rappelé le substitut du procureur.
Pas la première fois
À l’audience, le conducteur tente de minimiser les faits, assurant que son passager n’était qu’un simple spectateur. Une version contredite par le procès-verbal initial. Le passager, lui, avance une explication surprenante : « Je ne savais pas que c’étaient des policiers ».
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Le parquet souligne également que le conducteur n’en est pas à son premier incident. Celui-ci affirme de son côté avoir été provoqué par une policière, qu’il accuse de l’avoir nargué et d’avoir jeté ses papiers dans le véhicule. « J’ai simplement répondu à ses insultes », soutient-il.
Cinq heures au cachot
Peu convaincu par ces explications, le juge n’a toutefois pas souhaité alourdir la sanction. Estimant que les cinq heures passées au cachot avaient valeur de leçon, il a décidé de ne pas envoyer les deux jeunes en prison, leur accordant une mesure de faveur.
Les prévenus, enfin, ont dénoncé un contrôle qu’ils jugent injuste, pointant du doigt la présence de nombreuses personnes alcoolisées en ville au même moment.