Puis l’Américain John Textor a réussi à faire pire encore, même si le RWDM existe encore. Jusqu’à ce lundi au moins en attendant le verdict du Tribunal de Bruxelles face à son incompétent ancien CEO, le Français Gauthier Ganaye, l’une des nombreuses personnes à qui le club de Molenbeek doit de l’argent.
On écrit « pire encore » parce que le RWDM, ce sont quatre lettres qui claquent plus que Mouscron dans l’histoire du football belge. Et parce que le champion 1975 ne vivait pas trop mal avant d’être embrigadé dans la galaxie Textor, contrairement à un Mouscron déjà en manque d’oxygène.
Sans le PSG, le foot français serait pourtant au niveau de la Pro League.
Pour le cow-boy américain, le RWDM n’était que le dernier maillon de la chaîne de clubs de son portefeuille (mais en dépensant essentiellement l’argent des autres). Une galaxie qui ressemblait plus à une chaîne alimentaire, avec Molenbeek dans le rôle du petit oiseau que tous les autres chats avaient le droit de déplumer sans pitié.
Vendredi soir, le RWDM a validé une seconde relégation sportive en trois ans. Théoriquement en tout cas vu le flou qui règne encore sur la Challenger Pro League. Ce sera le premier niveau amateur la saison prochaine ou la disparition ce lundi. On se demande si Textor est au courant. Et si c’est le cas, il doit s’en moquer comme de son premier dollar. Peut-être même que ça l’amuse, après les conflits avec les supporters qui ne l’ont jamais accepté. Le cynisme des hommes d’affaires dans ce qu’il a de plus crapuleux.
Le foot français, qui serait au niveau de la Belgique sans l’apport de points du PSG au ranking UEFA, imagine encore trop souvent qu’on peut se servir du petit voisin sans conséquence. On espère pour l’AS Eupen que le Paris Saint-Germain ne se désintéressera pas trop vite de son nouveau jouet, un Panda qui parle allemand. En l’abandonnant un jour plein de dettes avec un pied dans la tombe comme au stade Machtens.