Près de 100.000 images de viols, ainsi que des clichés à caractère pédopornographique, ont été découvertes dans le matériel informatique du mis en cause.
Une affaire des viols de Mazan bis ? En Belgique, un homme âgé de 51 ans a été condamné ce jeudi 16 avril par un tribunal d’Anvers à dix ans de prison pour avoir drogué, filmé et violé trois de ses ex-compagnes, selon les informations du quotidien flamand Het Laatste Nieuws.
La saisie de son ordinateur ainsi que de son téléphone a permis aux enquêteurs de découvrir près de 100.000 photos de viols ainsi que des images de ses compagnes et de sa belle-fille nues. L’état léthargique dans lequel se trouvaient les victimes évoque le même mode opératoire que celui de Dominique Pelicot : une prise de drogues avant le viol, à l’insu de ses proies.
La belle-fille de l’accusé a découvert le pot aux roses
L’avocat de l’une des victimes n’a pu s’empêcher d’établir un parallèle avec l’affaire Pelicot, qualifiant l’accusé, Jan M., de «Pelicot Flamand». «La seule différence ici, c’est qu’aucun tiers n’est impliqué», a souligné le pénaliste, selon le média HLN.
Au total, les faits auraient duré 25 ans. L’individu aurait également capturé des images de sa belle-fille mineure lorsqu’elle se trouvait dans la salle de bains. C’est elle qui aurait découvert le pot aux roses, en mars 2025 : âgée de 17 ans, la jeune fille aurait découvert une caméra dans l’un des placards de la salle de bains et une autre dans le salon. L’adolescente aurait alors eu la présence d’esprit de poser à son tour des caméras dans la maison.
Tel est pris celui qui croyait prendre : la lycéenne aurait réussi à enregistrer son beau-père en train d’allumer ses propres caméras au moment où la jeune fille annonçait qu’elle allait prendre sa douche, selon Le Parisien . L’adolescente aurait ensuite averti sa mère. Cette dernière était en couple avec le mis en cause depuis dix ans.
D’après Le Parisien, Jan M. se serait justifié auprès des enquêteurs en affirmant qu’il «soupçonnait [sa] compagne de [le] tromper». «Je voulais enregistrer ses conversations téléphoniques de cette manière », aurait-il déclaré aux enquêteurs. À l’audience, Jan M. a nié l’administration de substances et a affirmé que les vidéos avaient été tournées «à des fins personnelles».