Selon M. Bouchez, la structure de l’État belge est en perte de vitesse depuis plus de trente ans, sans que des réformes suffisamment en profondeur aient été mises en œuvre. Le gouvernement actuel tente aujourd’hui de redresser la situation et doit aller plus loin dans cette voie, affirme-t-il.

Réduire les dépenses publiques

Le président du MR énumère à cet égard une série de propositions visant à réduire les dépenses publiques. Il préconise par exemple de réduire de plus de moitié le nombre de politiciens, notamment en supprimant les provinces, le Sénat et les trois quarts des structures bruxelloises. M. Bouchez estime également que notre pays compte trop de palais de justice, tout comme des gares que trop peu de personnes fréquentent au quotidien ou des hôpitaux situés à proximité les uns des autres. Selon lui, les dépenses pourraient également être réduites en ce qui concerne les malades de longue durée, le rôle des syndicats, les régimes de pension spéciaux, etc.

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« Cela n’est pas incompatible avec des aides énergétiques ciblées et temporaires, comme une réduction de la taxe sur les carburants pour les travailleurs », souligne Bouchez. « Au contraire : la baisse des impôts est la clé du deuxième pilier de notre redressement budgétaire : renouer avec la croissance. » Comme on le sait, le MR est depuis longtemps partisan d’une forme d’aide face à la hausse des prix de l’énergie. Le parti avait proposé à cet effet une enveloppe de 50 millions d’euros et menacé de bloquer d’autres dossiers si elle n’était pas acceptée.

Bouchez réitère immédiatement son credo selon lequel de nouvelles taxes ne constituent pas la solution. « La justice fiscale est bien sûr essentielle. Mais pour la gauche, cela signifie toujours : plus d’impôts. Nous ne pouvons pas l’accepter. Nous vivons dans un monde concurrentiel. Cela nous oblige à devenir enfin efficaces », ajoute Bouchez.