La concurrence était limitée

Evenepoel était le plus fort ce dimanche, mais il faut rester lucide : l’opposition n’était pas la plus dense. L’absence de Tadej Pogačar, Paul Seixas ou encore Tom Pidcock a allégé le plateau par rapport à certaines éditions. De plus, les chutes de Matteo Jorgenson et Kévin Vauquelin ont pesé dans le déroulement du final. Cela n’enlève toutefois rien à la performance du Belge, qui tenait absolument à inscrire cette course à son palmarès et qui l’a fait avec maîtrise, en contrôlant parfaitement la course.

Un brin de nervosité… fidèle au personnage

Avant l’attaque de Romain Grégoire, Evenepoel a laissé transparaître une certaine tension. Son agacement envers Christophe Laporte, après un léger contact, en est l’illustration. Il n’y avait pourtant pas de faute évidente. Mais cela fait partie du personnage : lorsque son niveau de concentration est maximal, Remco peut se montrer nerveux. C’est un trait de caractère bien connu, qui ne devrait pas évoluer. Et, d’une certaine manière, cela participe aussi à son intensité compétitive.

Il doit prendre le départ de la Flèche Wallonne

Après l’arrivée, Evenepoel a évoqué la nécessité d’évaluer sa récupération avant de confirmer sa participation à la Flèche Wallonne. Mais soyons réalistes : l’effort consenti ne semble pas avoir laissé de traces majeures. Tout porte à croire qu’il sera bien au départ à Herstal mercredi. Il y retrouverait notamment Paul Seixas, impressionnant sur le récent Tour du Pays basque. Avec son explosivité actuelle, Remco aura clairement une carte à jouer. Sa présence serait en tout cas une excellente nouvelle, tant pour l’organisation que pour le cyclisme belge.

Vivement la suite pour Fleur Moors, à nouveau bien dans le coup à l’Amstel Gold Race !