L’acteur de 51 ans a engagé des poursuites judiciaires contre un caviste chilien qui a utilisé son nom pour vendre des boissons alcoolisées. L’affaire pourrait être portée devant la Cour suprême du Chili.
Une fantasque bataille devant le tribunal attend le leader des 4 Fantastiques . La star du cinéma Pedro Pascal vient d’engager un conflit juridique contre un vendeur de spiritueux qui s’est inspiré de son nom pour vendre ses boissons alcoolisées. Comme le rapporte le Guardian, un caviste chilien prénommé David Herrera a déposé, en 2023, une marque de pisco -une eau-de-vie de vin à 40 degrés produite à l’ouest de l’Amérique latine- reprenant à une lettre près le prénom et le nom de l’acteur de 51 ans. Baptisé « Pedro Piscal », le produit se vend actuellement douze dollars dans les magasins de détail et les restaurants du pays.
Ce coup de marketing n’est pas du goût du comédien, vedette de la série The Mandalorian et du film Eddington . Pedro Pascal a intenté ces dernières semaines une action en justice pour prendre le contrôle de la marque et la faire disparaître, afin d’éviter que les consommateurs ne fassent un lien trompeur entre lui et la boisson alcoolisée. « La marque lui est quasiment identique, tant graphiquement que phonétiquement, s’est indigné le cabinet d’avocat de l’acteur, dans des propos relayés par El Pais . Il s’agit d’une violation flagrante du principe de bonne foi, des règles de la concurrence loyale et de l’éthique commerciale. »
Le conseil de Pedro Pascal a ajouté que le propriétaire de la marque « Pedro Piscal » ne pouvait pas prétendre « qu’il s’agit d’une simple coïncidence » et que cette association non contractuelle était « susceptible de nuire à l’image » du comédien. D’autant plus qu’il est déjà l’égérie de la bière Corona et du vin chilien Casillero del Diablo. De son côté, David Herrera se défend d’avoir effectué un jeu de mots. Le caviste aurait utilisé le nom « Pedro » pour faire référence au cépage Pedro Jiménez, utilisé pour la fabrication du pisco, selon les propos de son avocat. Ce dernier précise que son client a utilisé une image d’un homme à côté d’un chien, et non de Pedro Pascal, pour illustrer ses bouteilles.
Un procès devant la Cour suprême du Chili ?
Auprès du Guardian, David Herrera campe sur sa position : « Nous n’utilisons ni le visage ni l’image de cet homme. Nous vendons simplement un bon produit. » Il explique avoir reçu des courriers menaçants de la part des représentants juridiques de l’acteur chilien. « Moi, simple mortel, recevoir des courriels d’une star du cinéma ? Ça m’a un peu inquiété », s’étonne-t-il, avant de préciser à nos confrères britanniques qu’il ne « regrette pas un seul instant » d’avoir créé cette marque de spiritueux.
Nous pensons que c’est essentiel que Pedro Pascal assume directement la responsabilité des déclarations faites dans la plainte déposée contre notre client
Les avocats du caviste David Herrera
Ses avocats ont demandé à Pedro Pascal, qui réside aujourd’hui à Los Angeles comme de nombreuses stars du cinéma américain, de présenter les preuves à charge lors d’un appel vidéo. « Nous pensons que c’est essentiel qu’il assume directement la responsabilité des déclarations faites dans la plainte déposée contre notre client, écrivent-ils. Ce précédent est important pour rappeler qu’au Chili, les règles de la libre concurrence et de la protection des marques s’appliquent sans distinction d’identité des parties. »
Tom Holland, Tom Hiddleston, Florence Pugh… Les visages qui doivent incarner le renouveau de Marvel
Les représentants de l’acteur, eux, ne souhaitent pas s’étaler sur les détails de l’affaire, comme le souligne le Guardian. Ils restent optimistes quant à une décision qui pourrait être rendue avant la fin de l’année. Selon El Pais, l’affaire pourrait plutôt durer jusqu’à deux ans et être portée devant la Cour suprême, située à Santiago du Chili. D’ici le verdict, le caviste aura peut-être eu le temps d’écouler tous ses stocks de « Pedro Piscal ».