Une décision qui a dû mal passer chez certains motards (lire ci-contre) puisque ce tronçon, d’environ sept kilomètres, est très apprécié à cause de la qualité du revêtement et de ses virages sinueux.

Une route qui a déjà été le théâtre de drame puisque voilà quelques années, un jeune motard français, Lucas Henry, y avait perdu la vie après avoir été percuté par une voiture.

Mais une décision qui, par contre, est accueillie avec le sourire chez certains habitants qui n’ont jamais hésité à confier qu’ils en avaient ras le bol des descentes bruyantes et dangereuses de certains motards.

Concrètement, cet arrêté communal devrait prendre date à partir du 1er mai. Et il se prolongera normalement pendant tout l’été.

Des panneaux devraient être installés tandis que la Zone de Police devrait réaliser des contrôles réguliers afin de s’assurer que cet arrêté soit bien respecté.

Une communication officielle conjointe va suivre

Contactée ce lundi, Marie-Julie Nemery, la bourgmestre de Bouillon, indique qu’un arrêté est en cours de réalisation, mais elle n’en dit pas plus, indiquant que des modalités doivent encore être rédigées.

« Nous communiquerons conjointement avec la Zone de Police dans les prochaines heures, indique la bourgmestre. Mais il ne faut pas croire tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux car j’ai déjà lu de fausses informations. »

Une pétition pour demander une annulation de cet arrêté

Annoncée sur les réseaux sociaux en début de week-end, l’information a, on s’en doute, fait énormément réagir. Certains motards sont en colère. D’autres regrettent que les motards soient à nouveau pointés du doigt. Mais certains comprennent également la décision tout en cherchant des solutions. Une pétition a vu le jour. « Interdire les motos sur une portion précise, tout en les autorisant ailleurs dans des zones tout aussi fréquentées, pose un réel problème de cohérence et d’équité. Cette mesure donne le sentiment d’une décision prise sous pression, et non dans une logique globale, juste et équilibrée, note cette pétition. Cette route est aussi un lieu chargé d’émotion. Un lieu de passage, de mémoire, de recueillement. Un lieu qui rassemble. Interdire les motards ici, c’est aussi porter atteinte à ce lien, à cette présence, à ce respect. Nous demandons une réévaluation de cette décision et une cohérence dans les mesures prises sur l’ensemble de la commune, avec des solutions équilibrées plutôt qu’une interdiction ciblée. Les motards ne sont pas le problème. Ils font partie de la solution »