Depuis la réforme portée par le ministre socialiste de la santé Franck Vandenbroucke, les mutualités activent l’accompagnement des travailleurs malades bien plus tôt : dès le quatrième mois d’absence, puis aux septième et onzième mois, un suivi obligatoire est déclenché.

“Ce suivi rend les personnes moins isolées, plus soutenues, et leur offre des conseils et des perspectives de solutions plus rapidement”, explique Elisabeth Etter, consultante chez Securex. On passerait ainsi, selon elle, “d’une approche passive — reste chez toi et soigne-toi — à une approche active : gardons le lien, explorons ce que tu peux encore faire, anticipons le retour. ” Une meilleure coordination entre médecins traitants et médecins-conseils des mutualités contribue également à ce début de résultat.

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L’Inami a ainsi créé la plateforme Trio, qui permet au médecin traitant, au médecin-conseil de la mutuelle et au médecin du travail d’échanger des informations sur les capacités restantes du travailleur et les signes d’un retour possible.

Du côté patronal, le changement de philosophie est bienvenu. Pour Renaud Francart, expert à l’UCM, “le principe fondamental est que le retour au travail, à un certain stade du processus de guérison, fait partie intégrante du rétablissement et est bénéfique pour la société.” Le certificat d’incapacité tend ainsi à se transformer progressivement en un certificat de “capacités restantes” : il ne s’agit plus seulement de savoir ce que le travailleur ne peut plus faire, mais d’identifier ce qu’il peut encore faire, en collaboration avec son médecin traitant ou le médecin-conseil de la mutuelle.

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