Gros changements pour les élèves et professeurs de 6e primaire cette année, le tronc commun fait son apparition. Ils suivent un nouveau programme, ce qui implique un « nouveau » CEB.
Malgré les séances d’informations et la circulaire, des professeurs restent perplexes quant à ces épreuves certificatives externes. « On ne sait pas à quelle sauce les élèves vont être mangés », confie un instituteur qui enseigne depuis 10 ans.
Parmi les inconnues qui interpellent, il y a une compétence en français pour la partie « savoir écouter » du CEB. « Avant, les enfants avaient une première écoute ensuite ils découvraient les questions après une deuxième lecture, ils pouvaient seulement répondre aux questions. Cette année, avec l’apparition des prises de notes dans les attendus, certains prétendent que les enfants seront autorisés à en prendre dès la première lecture mais on n’a aucune confirmation dans la circulaire officielle. On ignore s’il faut préparer les élèves », détaille Cindy Defosset, directrice de l’école communale de Houyet. « Le savoir écouter est la première épreuve du CEB. Les enfants sont généralement encore stressés, la préparation est hyperimportante. »
Chaque année, les enseignants et de nombreuses familles préparent les enfants en donnant les CEB des années précédentes. Mais cette fois-ci, il faudra un petit peu adapter sa méthode. « La philosophie générale n’a pas changé. La manière de poser les questions, le type de consignes, le lien avec le portfolio restent. C’est vraiment par rapport au fond et au contenu à enseigner qu’il y a eu une redistribution avec des matières qui sont repoussées à plus tard et d’autres qui sont davantage disséquées », note Christophe Gillet, instituteur en 4e primaire et auteur du livre « S’entraîner au CEB – Édition Pacte (ed. 2026) ». « ça peut être un peu plus déstabilisant car il n’y a pas beaucoup de recul. On demande aux enseignants de 6e primaire de se mettre à la page en un an. Le construire en activité concrète ne se fait pas en 1 an. »
Focus sur les savoirs
Christophe Gillet se veut rassurant, « les basiques sont là. Plus de 50 % des anciens CEB restent valables ». Si la forme ne devrait pas changer, le contenu et les attendus ont évolué. « On a des questions un peu plus de savoir pur et dur. Avant, on était beaucoup sur du savoir-faire, de la compréhension et de la lecture de document », indique Audrey Papa, accompagnatrice pédagogique et coach scolaire. c’est un peu la surprise. « Entre professionnels, on part du principe que c’est une année charnière et que les personnes qui ont conçu le CEB ne vont pas mettre de questions piège. »
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La ministre de l’Éducation se dit bien consciente de la particularité de cette édition. Les épreuves ont été avancées de deux jours pour laisser du temps aux équipes éducatives d’organiser les jurys, les délibérations et les échanges avec les parents. « Une brochure pédagogique présente les principales évolutions du CEB 2026 et propose des exemples de questions sur les nouveaux aspects », indique le cabinet. « Il n’existe donc pas de ‘version préparatoire’ distincte du CEB, mais bien des outils d’accompagnement conçus pour permettre une appropriation progressive des changements, tant pour les enseignants que pour les élèves. » Une vidéo explicative est disponible sur le site enseignement.be/CEB et une FAQ reprend les questions les plus fréquentes pour lever les incertitudes des parents.
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