La compagnie irlandaise l’a annoncé lors d’un conseil d’entreprise ce mardi matin : elle va retirer quatre avions, contre cinq dans sa première menace, l’hiver prochain à l’aéroport de Charleroi.
Un impact surtout le week-end
Ce qui engendrera une série de suppressions de vols. « Les dirigeants de Ryanair nous ont expliqué qu’ils n’allaient toutefois pas supprimer des destinations depuis la Belgique, dévoile Didier Lebbe, permanent pour la CNE Aviation. Il y aura en fait des réductions de fréquences, essentiellement le week-end. Si Ryanair reliait par exemple, Rome trois fois par jour le samedi depuis Charleroi, elle ne le fera plus qu’une ou deux fois. »
Pénurie de kérosène : les compagnies demandent des mesures « d’urgence » à l’Union européenne
Le transporteur aérien ne va ainsi plus stationner que 14 avions à l’aéroport contre 18 les deux hivers passés. « Mais dans les faits, cela ne change pas grand-chose car Ryanair n’utilisait déjà que 14 avions la semaine, contre 18 le week-end », poursuit M. Lebbe. Il y aurait également très peu d’impact sur l’emploi. « Beaucoup de membres d’équipage, essentiellement étrangers en Belgique, ont déjà l’habitude de prendre des congés sans solde l’hiver pour rentrer dans leur pays ».
Vols supprimés dès le mois prochain ?
Les Irlandais ont même expliqué que si la taxe fédérale devait être supprimée ou modifiée, ils rajouteraient des avions supplémentaires à Charleroi, qui est leur grande base européenne la plus rentable.
Autre information du jour : Ryanair pourrait supprimer des vols depuis l’aéroport wallon suite à la pénurie de kérosène qui menace l’Europe. « Les réserves de carburant étaient déjà très limites ces dernières années, notamment suite à la guerre en Ukraine, poursuit Didier Lebbe. La direction va faire le point vers la mi-mai, et si la situation ne s’est pas améliorée au Moyen-Orient, ils ne garderont leur stock de kérosène que pour les vols les plus rentables à Charleroi ».