En abaissant significativement les seuils de détection et de tolérance, l’axe S1-VPL agit comme un véritable modulateur capable d’amplifier le signal sensoriel et de produire une sensibilité accrue. 

«Ces découvertes modifient notre compréhension du rôle de ces structures, qui ne sont pas de simples relais passifs, mais des acteurs dynamiques capables d’amplifier le signal douloureux, un mécanisme souvent observé dans la douleur chronique», précise Pierre Rainville, chercheur au CRIUGM, professeur au Département de stomatologie de l’Université de Montréal et coauteur de l’étude.

«Le fait que nous avons pu provoquer une hypersensibilité plutôt qu’une analgésie souligne la nature bidirectionnelle de ce réseau neuronal et la puissance de la stimulation par ultrasons», ajoute le Dr Monchi.

Il conclut: «Nos travaux démontrent que la technologie par ultrasons permet d’atteindre une précision inédite pour moduler l’activité de structures profondes du cerveau sans recourir à la chirurgie. Cela ouvre de nouvelles voies pour comprendre comment le cerveau traite la douleur, une étape importante avant de proposer de nouveaux traitements.»