« Une soirée fantastique »: comment Wout van Aert récupère-t-il de son exploit à Paris-Roubaix?

Et on a vu le résultat ! Van Aert lui-même a mis du temps à réaliser son exploit en raison de l’immense concentration pendant l’épreuve : « J’étais dans la roue de Tadej (Pogacar, NdlR), exactement où je voulais être. Je ne doutais plus de moi et j’étais prêt à sprinter. Je n’avais plus aucune conscience de ce qui se passait autour de moi. »

Les scènes de joies

Wout van Aert n’a rien laissé au hasard pendant la course, ne commettant plus les mêmes erreurs que dans le passé. « Dans l’un des gros virages au début du Carrefour de l’Arbre, je me rappelais que j’avais crevé sur une pierre bien précise. C’est pourquoi j’ai décidé de sauter par-dessus. » Le Belge a montré le résultat (impressionnant) sur son compte Instagram : « Mais je n’avais pas conscience d’avoir sauté si haut », précise-t-il.

Le succès de van Aert sur Paris-Roubaix a déclenché de nombreuses scènes de joies, que ce soit dans les foyers belges mais aussi tout le long du parcours de la Reine des Classiques. Un enthousiasme qui a marqué le coureur de l’équipe Visma. « Pour moi aussi, la folie et les émotions des gens sont parfois difficiles à comprendre », souligne-t-il, « Je fais simplement mon travail et je poursuis mon rêve. C’est agréable de faire partie d’une équipe formidable et de pratiquer un sport formidable. Je n’ai jamais cherché à être un modèle. Mais j’en profite. Inspirer des enfants est la meilleure chose qui soit. L’émerveillement dans leurs yeux… Je pense que c’est une bonne chose de ne pas trop essayer de comprendre. »

« Il n’y avait pas de plus belle manière de réaliser mon rêve » : pourquoi la victoire de Wout van Aert est monumentale à plus d’un titreLe déclic sur les Champs Élysées

Soulagé par sa victoire sur Paris-Roubaix (son premier monument pavé), van Aert a confié que le déclic s’était fait quelques mois plus tôt, lors de sa victoire sur les Champs Élysées sur le dernier Tour de France, après avoir distancé Pogacar sur la Butte Montmartre. « Ça m’a vraiment remonté le moral. À ce moment-là, j’étais peut-être un peu trop convaincu que des coureurs comme Pogacar et Van der Poel étaient difficiles à battre sur les courtes ascensions pavées », a-t-il confié.

« Bien sûr, c’était le dernier jour du Tour. J’étais plus en forme que Pogacar, mais cela m’a tout de même fait prendre conscience que j’avais encore de la réserve dans les jambes. Un nouvel état d’esprit était né », a-t-il précisé.

Au paradis depuis qu’il a gagné l’Enfer du Nord, quels objectifs pour Wout van Aert ?

Cela lui a donc permis d’atteindre « le point culminant » de sa carrière. S’il affirme avoir encore faim de succès, Van Aert confie encore profiter de sa victoire : « C’est étrange à dire, mais ce dimanche-là, j’ai tout de suite ressenti un immense soulagement, bien plus qu’après d’autres performances. C’était dû à cette longue attente, car j’ai dû faire preuve de beaucoup de patience. C’est ce qui a rendu ce moment encore plus spécial. »