Pour certaines femmes, la grossesse ne rime pas seulement avec fatigue ou nausées passagères. Elle peut devenir une épreuve physique intense, marquée par des vomissements sévères, une perte de poids importante et parfois même une hospitalisation. Ce trouble, appelé hyperémèse gravidique (HG), reste encore mal compris et souvent minimisé. Longtemps, ces symptômes extrêmes ont été attribués aux bouleversements hormonaux typiques du début de grossesse. Mais une étude d’une ampleur inédite, publiée ce 14 avril dans la revue scientifique Nature genetics vient remettre en question cette explication.

Hyperémèse gravidique : Une origine génétique désormais identifiée

En analysant le génome de près de 11 000 femmes atteintes d’hyperémèse gravidique, comparé à celui de plus de 400 000 grossesses sans complications, les chercheurs ont identifié un facteur clé : le gène GDF15. Déjà suspecté dans de précédents travaux, ce gène apparaît aujourd’hui comme central. Certaines variations génétiques augmenteraient fortement le risque de développer cette forme sévère de nausées. En d’autres termes, toutes les femmes ne sont pas égales face à cette pathologie, et l’explication ne se limite pas aux hormones de grossesse comme on le pensait jusqu’ici.

Des liens inattendus avec d’autres maladies

L’étude ne s’arrête pas là. Les scientifiques ont également mis en évidence l’implication d’autres gènes, dont TCF7L2, connu pour être associé…

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