CRITIQUE – Dans les salles ce mercredi, le film consacré à la superstar américaine des années 1980 et produit par sa famille constitue un sommet d’hagiographie inutile.
Après Ray Charles, James Brown, Elvis Presley, Bob Dylan, Bruce Springsteen, et avant tous les autres, Michael Jackson est à son tour le sujet d’un biopic comme adore en produire Hollywood. On parlera ici plutôt d’« hagiopic » pour décrire un film plus proche de l’hagiographie que de la biographie. Disparue en 2009, à l’âge de 50 ans, d’une overdose médicamenteuse, la superstar des années 1980 a vu son étoile pâlir au fil des révélations concernant les soupçons de pédophilie survenus dès 1993. Le documentaire Leaving Neverland , du Britannique Dan Reed, avait relancé la polémique, des années après l’acquittement du chanteur. La sortie, ce 22 avril, de ce premier biopic montre que Michael Jackson n’a pas été totalement cancellé, même si les affaires ont jeté l’opprobre sur une carrière hors norme.
De fait, il est impossible de visionner ce film sans penser à tout cela, ni se demander comment cette affaire va être traitée par le réalisateur et les scénaristes à l’œuvre sur Michael. Leur réponse est claire : « Circulez…
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