Le secteur de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie a subi une perte d’emplois pour la deuxième année consécutive en 2025, rapporte la fédération sectorielle essenscia mercredi. Cette tendance traduit une industrie en perte de vitesse après dix ans de croissance, avec un recul des exportations (-4,6 %) et un ralentissement des investissements.

Le secteur a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 75,4 milliards d’euros, en légère hausse de 0,7 % par rapport à 2024, mais il recule en termes réels car il ne suit pas le rythme de l’inflation. Le résultat stagne autour de 75 milliards depuis trois ans, après avoir culminé à 87,5 milliards en 2022.

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Après la suppression de 1.145 emplois en 2024, le secteur en a perdu 1.590 l’an dernier, principalement dans la chimie et les matières plastiques. Il compte 97.427 emplois directs.

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Les investissements ont par contre progressé de 9 % pour s’établir à 4,13 milliards d’euros, mais ces chiffres reflètent surtout des décisions prises par le passé. Essenscia remarque très peu de nouvelles annonces d’investissement, aucune importante dans la chimie depuis plusieurs années.

Face à ce contexte difficile, qui s’est installé avec l’invasion de l’Ukraine en 2022 et s’est poursuivi par la hausse des tensions commerciales attisées par Donald Trump, la fédération réclame des mesures afin de lever les « handicaps structurels de compétitivité » de la Belgique.

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Elle demande des moyens pour réduire les coûts de l’énergie mais aussi une approche plus ferme contre le dumping déloyal. « Les problèmes sont connus depuis des années, mais les solutions tardent à se concrétiser », regrette le président d’essenscia Jan Remeysen.

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