Sur le plateau de The Voice : la plus belle
voix,
certains passages font basculer une soirée
. Celui de Laurent
Traversa en fait clairement partie. Dès les premières secondes de
sa reprise habitée de « Purple Rain » de Prince, les
fauteuils se sont emballés. Une tension immédiate,
quasiment électrique. Mais le vrai spectacle s’est joué côté
coachs. Tayc, littéralement survolté, n’a pas hésité à monter sur
scène, offrir sa veste au candidat, et partager quelques notes avec
lui. Une séquence déjà culte.

Un moment hors du temps pour Laurent

Pour le principal intéressé, tout s’est déroulé dans
une sorte de brouillard. « J’étais dans un état
second parce que j’étais concentré et stressé »,
confie-t-il dans un entretien accordé au
Figaro
. Derrière cette performance impressionnante, il
y a pourtant un parcours solide. Chorale, conservatoire, piano…
puis une immersion totale dans le gospel.

Très tôt, ses capacités sautent aux yeux de ses
professeurs. À seulement 17 ans, il dirige déjà une chorale à
Paris. Une ascension fulgurante qui lui vaut même d’être considéré
comme un petit prodige dans ce milieu
exigeant.

Dix ans à dire non à The Voice

Et pourtant, participer à The Voice : la plus
belle voix n’avait rien d’une évidence. Bien au contraire.
« Depuis 10 ans, j’ai toujours refusé de participer à The
Voice », explique-t-il. Pendant longtemps, il préfère rester en
retrait, coacher d’autres artistes, tracer son chemin loin des
projecteurs.

Formé aux États-Unis auprès de Donna
Reid, il développe une vraie expertise vocale. Mais il finit par
ressentir le besoin de revenir à quelque chose de plus personnel.
Un déclic tardif, mais Laurent a su écouter son cœur. Il accepte
finalement sur un coup de tête, avec une envie simple : se
reconnecter à lui-même.

Tayc : un choix de coach
complètement inattendu


Le plus surprenant reste sans doute la suite
. Car avant de
monter sur scène, son choix était déjà fait. Du moins, il le
pensait. « Avant de rentrer sur scène, ce n’était pas Tayc que
je voulais », avoue-t-il. Sauf que l’énergie du
chanteur a tout changé. Impossible de passer à
côté. »Il a tellement montré qu’il me voulait que personne
d’autre n’a vraiment pu parler ! », raconte-t-il en riant. Face
à cette démonstration, Amel Bent et Lara Fabian ont eu du mal à
rivaliser, tandis que Florent Pagny est resté plus en retrait,
sachant que la bataille était déjà perdue pour lui.

Aujourd’hui, Laurent Traversa ne cache plus ses
ambitions. Lui qui se voyait avant tout comme un passeur, un coach,
envisage désormais d’écrire sa propre histoire. « Je me sens
prêt à écrire mon histoire, à faire un EP et un album
derrière », confie-t-il.Sans pression, mais avec envie. Et avec
un coach prêt à se battre pour lui, comme il l’a ressenti dès les
premières secondes : « J’ai eu le sentiment qu’il allait
se battre pour moi pour la suite du concours ». Une
chose est sûre, cette audition n’était que le début et elle a déjà
tout changé. Un candidat à suivre…