Il n’est pas reproché à Mgr Vancottem d’avoir commis des faits délictueux, mais de ne pas avoir fait preuve de toute la diligence nécessaire et du suivi suffisant dans les réponses à une enquête demandée par le Saint-Siège. Ce dossier concernait un prêtre reconnu coupable de graves délits sexuels commis sur une personne mineure au moment des faits. Entre-temps, ce prêtre a été retiré de l’état clérical. Le diocèse précise également que lorsque la victime a voulu porter plainte auprès de la justice, les faits étaient marqués par la prescription. Elle a poursuivi son combat en écrivant au Vatican pour raconter ce qu’elle avait vécu au fil des années.
Les vitraux embarrassants de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule« La gestion serait différente »
En 2021, c’est sous le saut de la confidentialité que le nonce apostolique de l’époque, Mgr Kasujjia, (« l’ambassadeur » du pape en Belgique) s’était chargé de prévenir Mgr Vancottem ainsi que la victime du prêtre. Le Saint-Siège avait en outre demandé à l’ancien évêque ainsi qu’au diocèse de respecter la confidentialité de ces mesures disciplinaires.
« Cette confidentialité a, à l’époque, été respectée, précisait ce mercredi Christine Bolinne, chargée de communication pour le diocèse de Namur. Jusqu’il y a quelques jours seulement, à l’évêché, de très rares personnes étaient au courant de cette décision du Saint-Siège. »
Ancien évêque de Namur, Mgr Vancottem a fait l’objet de mesures disciplinaires par le Vatican
Désormais, précise-t-elle, le diocèse ferait davantage preuve de transparence. « Si une telle situation se produisait aujourd’hui, la manière de gérer serait différente. Mgr Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles étant, aujourd’hui, en charge des affaires d’abus sexuel, prône la totale transparence et la tolérance zéro. »