On doit à Gilles de Maistre des fables animalières (Mia et le lion blanc, Moon le Panda, Le Dernier jaguar, toutes coécrites avec sa femme Prune…) à la fois spectaculaires visuellement et un peu hors sol socialement.
L’Enfant du désert se présente au départ comme un conte narré par une jeune autrice occidentale qui sort un premier livre et rapporte l’histoire que son grand-père lui racontait le soir pour s’endormir, celle d’Hadara, un enfant qui a survécu dans le désert élevé par des autruches, en gobant des insectes et en se réchauffant sous leurs ailes. Elle est ensuite contactée par une jeune fille du « désert » (dans quelle partie du Sahara ?, on ne saura pas vraiment, le film n’est pas situé dans un pays particulier), qui tient à lui raconter la vraie histoire d’Hadara, celle de son grand-père.
Si on a plaisir à retrouver Kev Adams, touchant en explorateur sympathique, et à découvrir cette histoire revisitée du vilain petit canard, on regrettera l’uniformisation de la langue (on n’entend pas parler l’arabe) qui vient formater le récit et lui retirer son authenticité, voire son âme. Dommage.

L’Enfant du désert ©Distri7
©Distri7L’Enfant du désert
Aventure De Gilles de Maistre Scénario Gilles et Prune de Maistre Avec Nahel Tran, Zayn Sekkat, Kev Adams… Durée 1h32
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