DÉCRYPTAGE – Imposée par Washington pour relancer les négociations avec Téhéran, la trêve de dix jours avec le Hezbollah est massivement rejetée par l’opinion israélienne. Dans le nord du pays, exposé aux tirs, elle ravive un sentiment d’abandon.

Benyamin Netanyahou n’en voulait pas, Donald Trump le lui a imposé. Neuf jours après le cessez-le-feu en Iran, c’est au tour du Liban de voir les canons se taire. Jeudi, le président américain a annoncé unilatéralement une pause dans les affrontements commencés le 2 mars. La décision s’est immédiatement imposée en Israël. La trêve a pris effet jeudi à minuit, heure israélienne, elle doit durer 10 jours.

Déjà, les Israéliens fustigent une trêve dont ils ne veulent pas. « Ce n’est pas une victoire – c’est une humiliation, une capitulation totale à l’Iran et aux États-Unis », réagit Eitan Davidi, le président du mochav Margaliot, village situé à la frontière libanaise. Vendredi, dans un message posté sur son réseau social Truth, le président américain a rappelé de façon très humiliante qui était décideur : « Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis. Ça suffit!!! »

Depuis l’annonce du cessez-le-feu en Iran, et alors que la République…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous