Le plus grand musée du monde enchaîne les déconvenues. Après un cambriolage à la nacelle, la révélation d’une fraude d’ampleur à la billetterie et une première inondation en décembre dernier, le Louvre a été l’objet d’une fuite d’eau dans la nuit de jeudi à vendredi, laquelle a contraint le musée à fermer plusieurs salles, a-t-on appris auprès des syndicats CGT et CFDT de l’établissement.

Cette fuite d’eau, dans l’aile Denon, a nécessité une intervention des pompiers, ont affirmé à l’AFP Valérie Baud, représentante CFDT, et Christian Galani, représentant CGT, confirmant une information de BFMTV. Les deux syndicalistes ont précisé avoir été mis au courant par l’administration du musée et par les équipes de nuit.

Une salle sur le parcours de la Joconde

La fuite d’eau « a impacté la salle 707 », qui comprend des œuvres de la peinture italienne des XVe et XVIe siècles, notamment une peinture de Fra Angelico, a indiqué la CFDT, tandis que la CGT a confirmé « des infiltrations (d’eau) » dans cette même salle.

Contactée par l’AFP, la direction n’était pas joignable dans l’immédiat. « Pour des raisons indépendantes de notre volonté, certaines salles sont exceptionnellement fermées », indique toutefois un message posté sur la page d’accueil du site du musée.

La salle 707 est située sur l’un des parcours qu’empruntent les visiteurs pour aller voir La Joconde, en salle 711. De ce fait, cette fuite « a posé un problème de gestion de flux de visiteurs, ce vendredi, générant de longues files d’attente », a précisé la CFDT.

Des épreuves en série

Cette affaire vient s’ajouter, on l’a dit, à une longue liste d’épreuves ayant récemment frappé le Louvre. Victime d’un vol spectaculaire à 88 millions d’euros le 19 octobre, le musée a annoncé jeudi avoir été la cible d’une fraude XXL à la billetterie, avec plus de 10 millions d’euros de préjudice.

Une fuite d’eau survenue le 26 novembre a en outre endommagé plusieurs centaines d’ouvrages de la bibliothèque des Antiquités égyptiennes. Le musée fait par ailleurs face depuis mi-décembre à un mouvement social de ses personnels qui dénoncent leurs conditions de travail.