Reprobel, société de gestion de droits d’auteur à l’initiative de l’action, a installé un perroquet orange pour symboliser le copier-coller. L’animal était placé dans une vitrine où de faux billets de banque s’envolaient lorsque les passants appuyaient sur un bouton. Sur la cabine, la mention « le coût de la créativité impayée » invitait les voyageurs à réfléchir à l’impact du non-respect du droit d’auteur.

Reprobel rappelle qu’internet regorge de contenus protégés et que toute reproduction ou diffusion de textes et d’images à des fins professionnelles nécessite légalement une licence, qu’il s’agisse de formats numériques ou imprimés.

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Selon Reprobel, plus de la moitié des entreprises belges ne dispose pas de cette licence, ce qui représente un manque à gagner de 3 millions d’euros de revenus provenant des droits d’auteur sur les textes et les images pour les créateurs belges.

« On voulait montrer qu’on a encore quelques dizaines de milliers d’entreprises qui ne déclarent pas ce qu’on appelle le copier-coller », a déclaré Jean-Paul Langhoor-Beitia, CEO de Reprobel. « En ne déclarant pas, on ne participe pas à notre mission: soutenir le secteur créatif et culturel en Belgique ».

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Reprobel souligne également que le droit d’auteur numérique doit être respecté au même titre que celui applicable aux supports physiques. Beaucoup d’internautes pensent à tort que les contenus disponibles en ligne peuvent être copiés ou partagés librement, sans restriction, ce qui n’est pas le cas.

L’organisme avance qu’en 2026, l’utilisation numérique de textes et d’images devrait représenter 90 % des usages relevant du droit d’auteur dans le secteur privé.

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