Invitée de «C à vous» ce mercredi 22 avril, l’éditorialiste politique a évoqué sa mauvaise blague, lors de la soirée autour du premier tour des municipales sur franceinfo, où elle avait comparé l’homme politique à «Benito».
Sa présence sur le plateau d’Anne-Élisabeth Lemoine et sa bande mercredi soir pour la promotion de son troisième roman La Petite Mère (éditions de L’Observatoire) était aussi l’occasion de s’expliquer quant à son dérapage du mois dernier.
Le 15 mars, en pleine soirée électorale du premier tour des municipales sur France 2, Nathalie Saint-Cricq, qui pensait que son micro était coupé, avait ainsi surnommé Éric Ciotti «Benito», en référence à Benito Mussolini. Un dérapage mal accueilli qui lui a valu une semaine de suspension, la privant de l’émission du second tour. «C’est vrai que le micro aurait dû être coupé mais on est aussi censé se tenir», considère la mère de Benjamin Duhamel dans «C à vous». «C’est un peu triste qu’au bout de tant d’années que je sois encore comme quand j’avais 12 ans où je finissais au coin parce que je parlais avec mes voisins. Il se trouve que j’ai voulu faire rire Brice Teinturier, je l’ai fait toute la soirée et là j’ai parlé trop fort», explique-t-elle.
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Elle assure d’ailleurs avoir pris les devants en proposant elle-même sa mise à pied. «Quand on est sortis de là, je me suis dit : Il faut marquer le coup. J’ai devancé l’appel. Plutôt que de subir une punition j’ai préféré la demander moi-même, comme ça, on s’est mis d’accord», confirme-t-elle. Après avoir présenté des excuses publiques, reconnaissant des «propos qui étaient inappropriés et déplacés», elle a également demandé pardon au principal intéressé. «Je me suis excusée bien évidemment auprès d’Éric Ciotti en privé en disant que c’était une blague idiote, comme on en fait beaucoup. Maintenant je fais attention», assure-t-elle.
Interrogée sur l’éventualité qu’elle puisse laisser tomber la politique pour se consacrer à l’écriture, Nathalie Saint-Cricq répond cash. «Je pense que la politique va me lâcher. On va faire par consentement mutuel. Je pense qu’à un moment donné, il faut un regard neuf. C’est bon, je ne vais pas faire ma 212e campagne électorale». Si elle envisage donc de passer le flambeau, elle confirme tout de même qu’elle sera bien de la partie pour commenter la présidentielle de 2027.