La super production, dont le premier volet, La Bataille de Gaulle : L’âge de fer, sera présentée au Festival de Cannes, se dévoile dans le nouveau numéro de Première.
Six ans de travail. Deux films. L’un des plus gros budgets du cinéma français. Une sélection à Cannes. Avec La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer, Antonin Baudry s’attaque à une figure que le cinéma n’a jamais osé trop approcher : non pas l’icône, mais l’homme. Dans le nouveau Première (disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne), le cinéaste du Chant du loup raconte comment il a voulu fissurer le monument pour retrouver une énergie vivante, romanesque et imprévisible.
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Son point de départ tient en une conviction simple :
« Ça ne sert à rien, les icônes. Ça me gêne même. Et ça n’offre rien aux spectateurs. »
Tout est là. Refuser la statue, refuser le mausolée et le film patrimonial. À la place Baudry a mis en scène un de Gaulle mouvant, parfois cocasse, parfois tragique, mais toujours en déséquilibre. Son Général est un Don Quichotte en uniforme plus qu’un buste républicain.
C’est ce qui rend La Bataille de Gaulle singulier : c’est un film impossible à classer. Trop drôle pour n’être qu’un drame, trop aventureux pour se laisser enfermer dans le biopic, et trop libre pour n’être qu’un blockbuster. Dans cet entretien-fleuve, Baudry revient d’ailleurs sur ses choix de mise en scène et ses références – parfois inattendues ; il cite Tsui Hark plutôt que les films de prestige à la française. Et dans le même ordre d’idée, il évoque son casting à rebours des évidences toutes faites avec Simon Abkarian dans le rôle-titre.

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Mais au fond, une autre phrase résume peut-être encore mieux son geste :
« La seule raison de faire un film sur de Gaulle aujourd’hui, c’est de vouloir s’adresser aux jeunes, aux enfants, aux ados. »
Autrement dit : Baudry a voulu parler du passé seulement pour le faire brûler au présent.
En écho, Simon Abkarian raconte de son côté la fabrication du personnage : la voix, la posture, la précision, la recherche d’une présence plus que d’une imitation.
Une grande preview. Un grand entretien. Et un film qui promet de faire bouger les lignes, au cinéma le 3 juin prochain.
Tout cela, c’est dans le nouveau Première en kiosque dès aujourd’hui.

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