Parmi les interlocuteurs sociaux, l’indexation partielle (centenindex en néerlandais) fait l’unanimité contre elle. Ce dispositif concocté par le gouvernement De Wever prévoit de plafonner à deux reprises, durant la législature, l’indexation des salaires et des pensions au-delà respectivement de 4000 euros brut et 2 000 euros brut. La mesure a été incluse dans la loi-programme mais n’a pas encore été votée par la Chambre en séance plénière.
Réunis au Groupe des 10, les partenaires sociaux ont mis au point une solution de rechange au plafonnement de l’indexation des salaires, qu’ils jugent « peu transparent et administrativement trop complexe ». La proposition, qui s’appliquerait au secteur privé, « permet une mesure plus correcte de l’inflation et davantage de stabilité macroéconomique », assurent les organisations patronales et syndicales.
Trop tardif et trop compliqué ? L’opposition passe l’accord « énergie » à la moulinetteAnnualiser la fluctuation des prix énergétiques
Il s’agit notamment de répercuter d’une autre manière les hausses et baisses des prix du gaz et de l’électricité dans l’index. Les partenaires sociaux proposent d’annualiser les fluctuations des prix énergétiques, actuellement mensualisées. Ils proposent aussi de tenir compte des contrats en cours, dans le cadre du calcul mensuel de l’index, et pas seulement des nouveaux contrats. En échange, les partenaires sociaux demandent que le plafonnement de l’indexation ne soit pas introduit dans le secteur privé, « ni en 2026 ni en 2028 ». Ils souhaitent en outre que la cotisation spéciale de modération salariale et la cotisation de modération salariale consolidée ne soient pas introduites.
Reste à voir comment se positionnera le gouvernement De Wever face à cette proposition du G10. Selon le Bureau du Plan, l’indexation plafonnée devrait rapporter 1,2 milliard d’euros à l’État d’ici 2030.
Le saut d’index ciblé sur les revenus de plus de 4 000 euros sera enclenché dès le 1er juin
Le ministre de l’Emploi indique que ces propositions seront transmises au Bureau du Plan et à l’ONSS afin d’en évaluer les impacts. « Sur cette base, le kern prendra position sur les suites à réserver à ce dossier », ajoute David Clarinval (MR). Toujours au MR, il se dit que le président est enthousiaste à l’égard de l’alternative proposée par les partenaires sociaux. En ira-t-il de même chez les autres partenaires de gouvernement ?
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