Dans le cadre de notre rubrique « Courrier des lectrices et des lecteurs », Christian Longuet (Var) livre son point de vue sur Donald Trump et la situation géopolitique :
« L’allégorie de La République de Platon, cinq siècles avant notre ère, n’a jamais trouvé plus belle illustration que dans la situation mondiale actuelle. Elle raconte l’histoire d’un bateau piloté par un équipage incompétent commandé par des aliénés.
Dans la première puissance mondiale, un milliardaire venu au monde avec une cuiller d’argent dans la bouche, grossier et égocentrique, insulte la Terre entière à commencer par ses alliés, et maintenant le pape. Il utilise la fantastique puissance de ses armées pour des opérations où les maîtres mots sont « milliards » et « pétrole », avec comme but final la paix, certes, mais aussi son enrichissement et celui de sa famille.
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« Il n’a d’égard que pour le tyran Vladimir Poutine »
Ce Président dont la santé mentale est mise en doute décrit d’une manière consternante les réussites de ses unités d’élite avec le vocabulaire d’un enfant émerveillé face à son jouet. Il n’a d’égard dans ce monde que pour le tyran Vladimir Poutine qui, assis sur ses milliers d’ogives nucléaires, s’ingénie à anéantir la jeunesse de son pays pour des idées de grandeur d’un autre temps. […]
Comment la grande démocratie américaine a-t-elle pu s’abaisser à un tel niveau ? Comment ce grand peuple a-t-il pu se laisser aveugler à un tel point ? Combien de temps va-t-il encore supporter un tel déshonneur à la face du monde.
Certes, la chute du régime honni des Mollahs en Iran ne pourrait que faire consensus. Mais les moyens colossaux mis en œuvre sans vision politique et dans l’incohérence la plus totale n’ont pas l’efficacité voulue et martyrisent comme toujours les civils innocents.
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« Le gros temps va finir par arriver »
Des voix contre Donald Trump s’élèvent un peu partout, dont en France celle de l’étonnant sénateur Claude Malhuret, au langage ciselé et percutant, qui a fait un tabac outre Atlantique.
On peut penser que, sauf retournement de situation, le gros temps va finir par arriver pour le capitaine de l’armada US, ivre de sa toute-puissance, avec de surcroît la lame de fond d’une certaine affaire Epstein, qui pourrait bien l’envoyer par-dessus bord avec les occupants de cette « Nef des fous » imaginée par Platon il y a vingt-cinq siècles. »