La capitale reste donc privée de courrier.

Grève chez Bpost – La grève se poursuit chez Bpost

Malgré la poursuite des actions, un retour progressif est observé. La ministre de tutelle Vanessa Matz affirmait ce vendredi matin que « 90 % des travailleurs de Bpost reprenaient le travail ».

Une reprise qui ne suffit toutefois pas à rétablir un fonctionnement normal, en raison des blocages ciblés et des perturbations logistiques.

Des négociations toujours en cours

Du côté de la direction, le dialogue avec les syndicats se poursuit. « Les négociations sont toujours en cours avec les syndicats. Il y a toujours des perturbations », indique bpost.

Interrogée sur un éventuel recours à de nouveaux huissiers pour lever les blocages, l’entreprise reste prudente. « Pas de commentaire. »

Du côté des syndicats, on nous indique que quelques piquets de grève étaient encore bien présents ce vendredi. « Dans ma région, des actions ont notamment été menées dans les bureaux de Beaumont et de Fleurus. Ailleurs dans le Hainaut, des sites comme Soignies, La Louvière ou Boussu restaient également mobilisés », confirme Grégory Vandersmissen, délégué principal CSC bpost à Charleroi.

Mais des huissiers sont vite arrivés sur place. « Les actions ont débuté très tôt : dès 5h du matin à Fleurus, puis vers 6h à La Louvière, par exemple. Comme la veille, l’entreprise a envoyé des huissiers pour constater les blocages. L’effet psychologique a clairement joué : les piquets ont été levés et les collègues, tout en restant grévistes, sont rentrés chez eux. L’intervention des huissiers a accéléré la reprise dans plusieurs sites, comme Charleroi ou Nivelles, encore en action jusqu’à récemment », indique-t-il.

Grève chez bpost : « 90% des travailleurs reprennent le travail », selon la ministre MatzVers un retour à la normale

On se dirige donc vers un retour à la normale, dès la semaine prochaine, même si un préavis de grève court toujours jusqu’au 29 avril.

Du côté des négociations, elles se poursuivent actuellement à Bruxelles entre les syndicats et la direction. Les discussions portent sur un dossier parallèle mais indissociable du plan de transformation : la convention collective de travail. « Pourquoi est-elle essentielle ? Parce que toute amélioration des conditions salariales et de travail passe par cette convention. Parmi les points discutés, on retrouve notamment l’augmentation de la valeur des chèques-repas, qui passerait de 8 à 10 euros, ainsi que la question du bonus non récurrent », avance-t-il.

Ce dernier point doit encore être validé dans un cadre légal, notamment lors de la commission paritaire prévue le 30 avril. Les discussions actuelles portent aussi sur la définition d’un calendrier pour les prochains jours.

Grève bpost : la direction a envoyé des huissiers sur les piquets, le mouvement semble s’essouffler, « pas convaincu qu’il reprendra ce vendredi »