Il y a des aveux qui peuvent surprendre. Ceux d’Alexandra Lamy, recueillis lors d’une interview accordée à David Castello-Lopes pour Konbini, en font partie. Loin des questions sur ses rôles, ses partenaires de tournage ou ses projets à venir, c’est un tout autre sujet qui a visiblement fait briller les yeux de la comédienne : le nettoyage au Kärcher. 

Une passion aussi assumée qu’inattendue, qu’elle revendique avec un enthousiasme communicatif et un brin d’autodérision. L’actrice, dont le nom reste indissociable du grand écran et des tapis rouges les plus prestigieux, se révèle sous un jour radicalement différent dans cet échange désopilant. 

Et lorsqu’elle confie préférer le ronronnement de son nettoyeur haute pression à la montée des marches de Cannes, on comprend que l’on touche à quelque chose d’authentique, de profondément humain, et de terriblement drôle.

Alexandra Lamy, une technicienne dans l’âme passionnée jusqu’au détail

Et Alexandra Lamy semble bien s’y connaître en matière de Kärcher, tant la comédienne évoque sa « passion » avec précision. Interrogée par David Castello-Lopes sur un « savoir-faire spectaculaire, mais inutile » dont elle pourrait se vanter, la comédienne n’hésite pas une seconde : c’est le Kärcher. Et pas question pour elle d’en rester à une vague déclaration d’amour pour l’outil. Alexandra Lamy entre dans le vif du sujet avec une expertise qui en dit long sur le nombre d’heures passées, lance en main, à perfectionner sa technique.

Elle évoque d’abord la question de la puissance, paramètre qu’elle juge fondamental et souvent sous-estimé par les novices. Trop fort, et c’est le sol que l’on abîme irrémédiablement. Pas assez, et le résultat ne sera pas à la hauteur : « il y a des puissances. Attention, parce que tu peux aussi te bousiller complètement le sol », précise-t-elle en effet. 

L’actrice insiste ensuite sur la forme du jet, affichant une préférence marquée pour les buses qui permettent de travailler en lignes bien droites plutôt qu’en jets ronds. Une façon d’avancer méthodiquement, de voir le travail progresser de manière visible et ordonnée. Car c’est là, selon elle, le vrai secret de cette passion : la satisfaction immédiate d’un résultat concret et mesurable. Là où un tournage peut s’étirer sur des semaines avant de livrer ses fruits, le Kärcher, lui, rend son verdict en quelques minutes. La terrasse est sale, puis elle ne l’est plus. Simple, efficace, jouissif pour Alexandra Lamy.

Cannes peut attendre, la terrasse passe en premier

Et l’ancienne compagne de Jean Dujardin a quelques anecdotes en lien avec son nettoyeur à haute pression. Alexandra Lamy raconte en effet, avec un plaisir non dissimulé, cette matinée de l’an passé où elle s’affairait à terminer un nettoyage commencé, refusant de lâcher son Kärcher avant d’avoir fini. 

La contrainte du temps ? Elle existait pourtant bel et bien. Car ce matin-là, la comédienne avait un rendez-vous autrement plus glamour que le carrelage de sa terrasse : la montée des marches du Festival de Cannes. Le genre d’événement que bien des gens s’imaginent en rêve, la robe longue, les flashs, le tapis rouge sous les projecteurs de la Croisette.

Mais Alexandra Lamy a d’abord fini son Kärcher. Puis elle a pris sa douche, sauté dans sa voiture, rejoint Cannes, s’est fait maquiller et habiller, a salué la foule du haut des marches, et est rentrée le lendemain matin. Pour reprendre là où elle en était. Et lorsque David Castello-Lopes lui suggère que la joie du nettoyage dépasse peut-être celle que procure la montée des marches, Alexandra Lamy ne tergiverse pas : « oui, plus grande », confirme-t-elle. Une réponse qui fait rire, mais qui dit aussi, en creux, quelque chose de précieux sur le rapport que certains artistes entretiennent avec le quotidien. Alexandra Lamy, elle, attendait le printemps avec impatience car la terrasse n’allait pas tarder à se salir.

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