Une analyse privée a révélé une contamination bactérienne de l’eau froide à l’Ehpad Ronzier-Joly. Selon l’ARS, le niveau relevé ne rend pas l’eau impropre à la consommation. Mais des contrôles complémentaires sont en cours et une distribution d’eau en bouteille a été décidée. Par précaution.
De l’eau en bouteille est distribuée aux résidents de l’Ehpad, Ronzier Joly, à Clermont, après que des résultats d’analyses, livrés le samedi 14 février, ont montré que l’eau froide présentait une non-conformité bactériologique. La communauté de communes du Clermontais, compétente sur la gestion de l’eau sur le territoire, a confirmé les faits et détaillé les mesures engagées après avoir été informée de la situation. Selon la Com com, l’ARS explique que la faible concentration « de bactérie retrouvée ne rend pas l’eau impropre à la consommation ». En l’état, « il n’y a pas de restriction à la consommation. C’est la raison pour laquelle l’ARS ne nous avait pas alertés », relève-t-on du côté de la collectivité, précisant qu’il « s’agit d’analyses privées qui révèlent un faible taux de pollution ».
Des analyses complémentaires diligentées
Face à cette situation, les services de la Communauté de communes ont néanmoins diligenté des analyses complémentaires afin, notamment, de vérifier, si la pollution est circonscrite à l’établissement ou pas. Quatre nouvelles analyses sont ainsi déclenchées : une au niveau du réservoir du Pioch qui alimente Clermont-l’Hérault, une autre au même endroit que celle réalisée à l’Ehpad, une à l’extérieur de l’Ehpad, au niveau du réseau de distribution d’eau potable public et, enfin, une dernière une au sein de l’hôpital, « par précaution. » Les résultats devraient être connus d’ici 48 à 72 h. En attendant, toujours selon le principe de précaution, une distribution d’eau en bouteille est également mise en place au niveau de l’hôpital de Clermont-l’Hérault, « compte tenu de la fragilité du public ». Pour autant, pour l’heure, aucune analyse, ni indice, ne met en exergue la moindre pollution de l’eau distribuée dans cet établissement de santé.
Un « résiduel de chlore rassurant »
Interlocuteur privilégié, la Com com précise que, selon l’ARS : « l’analyse (réalisée à l’Ehpad) est non conforme puisque la limite de contamination est de zéro sur les germes témoins de contamination fécale… Cependant, en raison de leur faible concentration, il n’y a pas lieu de restreindre les usages de cette eau. Mais l’Ehpad peut opter pour une distribution d’eau en bouteille pour ses résidents, le temps d’obtenir plus de résultats ». L’origine de la pollution serait peut-être « à rechercher par une erreur, toujours possible, de manipulation lors du prélèvement ou à un effet réseau intérieur de l’établissement. Mais le résiduel de chlore observé est rassurant », indique l’Agence régionale de Santé. Pour l’heure, la collectivité privilégie la piste d’une contamination locale et rappelle que les dernières analyses sur Clermont étaient conformes. Et les relevés complémentaires, dont les résultats sont attendus en début de semaine, devraient permettre de lever tous les doutes quant à l’éventualité d’une contamination plus large.
Contactée par nos soins, la directrice de l’établissement n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Mais, selon nos informations, outre les mesures de précaution mises en place dans l’établissement, l’Ehpad procède également à des purges préventives sur son réseau interne. Et les robinets d’eau froide ont été fermés pour éviter que les résidents ne la consomment.