City et Doku ont joué en champions : vivement dimanche prochain !
Lorsqu’il débarque en 2013 de Ligue 1, la dynamite (qui n’a pas encore réellement explosé) entre dans un nouveau monde. Surtout, elle est peut-être plus connue pour ses blessures que pour ses coups d’éclat. « Tu dois faire tes preuves, montrer que tu mérites d’être ici. Rien ne t’est donné. Tu dois aller le chercher. C’était aussi mon état d’esprit. Je voulais simplement montrer ce dont j’étais capable. »
Son intégration au groupe
Sans manquer de respect à ses précédents clubs, le vestiaire des Citizens regorge de stars. Et donc, de talents. « Ce sont tous des joueurs de haut niveau. Il fallait donc élever mes standards et ma qualité. »
Heureusement, l’ailier, qui a toujours su se faire accepter, n’a pas connu des problèmes d’acclimatation. « J’ai senti que l’entraîneur voulait bien m’accueillir, les coéquipiers aussi. Ils ont tous été sympas avec moi. »
S’intégrer est une chose, jouer en est une autre. Mais l’ailier supersonique n’a jamais douté de ses qualités. « Je pense que quand les dirigeants de City recrutent des joueurs, ils connaissent leur mentalité et leurs caractéristiques. »
La concurrence
Au fil des années plusieurs concurrents sont arrivés dans le groupe de Pep Guardiola. Mais il a pris tout de même une nouvelle dimension cette saison. « Chaque année, le club recrute de jeunes joueurs qui veulent tous jouer. »
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Pour lui, il n’y a aucun problème au recrutement. « Sans concurrence, tu ne ressens peut-être pas la pression. Il faut rendre l’équipe meilleure et compétitive. Cela me pousse à travailler encore plus. Savoir que quelqu’un est derrière moi et veut prendre ma place, c’est une concurrence saine. »
Ses statistiques
« Je sais que le un contre un est ma plus grande qualité. Je ne vais pas le cacher. C’est mon talent », estime-t-il sans concession.
Mais il connaît aussi son cheval de bataille : ses statistiques. « Je pense qu’au niveau des passes décisives, ça va. Je fais du bon travail dans ce domaine, car ça ne dépend pas toujours de moi. Mais pour les buts… », reconnaît-il. Avant de pointer les axes d’amélioration : « Je dois être davantage dans les zones où tu peux marquer facilement, des buts faciles, des reprises à bout portant. Quand je regarde mes buts, même cette saison, c’est souvent après un dribble, quand je fais tout moi-même. Mais je veux aussi marquer, je ne sais pas, même cinq buts faciles dans une saison, ça change beaucoup de choses. »
Son ambition
Au bout de sa troisième saison en Angleterre, Jérémy Doku estime qu’il peut encore aller plus haut et devenir l’un des meilleurs ailiers de la planète. « C’est ma responsabilité d’être constant et d’être toujours imprenable. C’est ce que je veux devenir. »
Actuellement, il a l’impression de ne pas encore faire partie des tout meilleurs à son poste. « Il faudrait demander aux défenseurs ce qu’ils en pensent. Mais je suis sûr qu’ils diraient autre chose si je marquais plus de buts. Si j’ajoute les buts, je pense pouvoir atteindre cet objectif, à 100 %. »
Au moins, Jérémy Doku sait ce qu’il lui reste à faire.